lundi 30 mai 2011

Congrès des FLAM: Habemus praesidens (Nous avons un président)


Alhamdoulillahi rabbil aalamine

Ce n’est pas encore l’épilogue. Mais juste une mise en bouche. Les FLAM ont réussi l’ouverture de leur congrès et Poullori s’en félicite. Les FLAM ont organisé ce septième congrès sans problèmes grâce à Allah.
Ceux qui n’ont pas eu la chance d’assister à la cérémonie d’ouverture ont vu les vidéos, écouté les audio sur les sites internet.
Poullori salue la sagesse du président Samba Thiam qui a répondu aux attentes des militants et des sympathisants en appelant au rassemblement, à la fin de la querelle de clochers, notamment  sur les sites et en annonçant le retour prochain en Mauritanie. C’est un très bon début. Mais Poullori attend la suite pour faire une évaluation plus fine (composition du bureau, ligne politique. NB : Pour ce qui est de la présidence Poullori ne dira rien de ce qui a été décidé. En élément discipliné (bien sûr) Poullori préfère laisser le mouvement choisir le moment et la manière dont il informera l’opinion). Tout ce que Poullori peut dire sur ce sujet c’est qu’à la fin du conclave, la fumée blanche est sortie et nous avons un président. Mais c’est tout ce que nous avons. Pour le moment.
Pour ce qui est de la cérémonie d’ouverture, le papier d’Ablaye Diagana de kass ataya reste incomplet même si Poullori l’a trouvé de bonne facture. Poullori souligne deux événements qui le gênent et qui ont été, le premier passé sous silence, le second rapidement évoqué :
- La mise à l’écart d’Ousmane Sarr qui n’a pas pu participer au congrès. Or quand on est dans une dynamique de réconciliation et de rassemblement, on ne doit pas commencer par exclure. Poullori n’entrera pas dans les détails de ce couac (et Poullori a beaucoup de détails) mais espère que le mal sera réparé sans trop tarder. Toutes les forces doivent répondre à l’appel.
- L’absence d’AJD/MR qui a été invitée mais qui n’est pas venue. C’est vraiment une erreur de jugement grave alors que tout le monde parle de rassemblement et d’unité. Mais comme l’heure est au rassemblement Poullori va éviter de s’étaler sur ça en espérant qu’AJD/MR va rattraper le coup et faire amende honorable. L’heure est au rassemblement et à la paix des braves (Même si Poullori se demande si le site des FLAM va prendre son temps avant d’arrêter les attaques contre les amis et les partenaires comme l’a sagement demandé le président Samba Thiam).
En dehors de ça, l’atmosphère était très bonne. Et contrairement aux apparences les FLAM ont bien compris que Poullori ne leur voulait que du bien. La preuve tout le monde parlait de Poullori sans agressivité ni animosité (Poullori Maayi Jaleede Kadi).
Poullori en profite donc pour féliciter les FLAM, notamment la section Europe qui a relevé le défi de l’organisation : Ibiraahiima Abuu Sal, Cheikh Oumar Bah, Babayel Diallo, Cheikh Dieng, Yaaya Maabel, Amnata Niang, Habsa Banor, Ousmane Ba, Sow Mohamed, Thiam, Ly… et tous les autres qui discrètement se sont mobilisés pour que cet important congrès soit une réussite. Si vraiment le reste suit, il faudra se mettre au travail et rapidement.
L’épilogue, bien sûr, viendra après tout ça. On prie fort.

dimanche 22 mai 2011

FLAM, synthèse pour un congrès de la relance (mis à jour).

Voilà quelques semaines que Poullori s’est invité dans le débat sur le futur de la lutte commune que mènent les noirs de Mauritanie et les Justes parmi les autres communautés pour réaliser les conditions d’une cohabitation juste entre toutes les composantes du pays.
Nous arrivons au terme de ce tour d’horizon à la veille du VIIème congrès des FLAM. Celui-ci se tient dans un contexte particulier, caractérisé notamment par la résurgence et l’aggravation des malentendus qui traversent les relations entre nationalités en Mauritanie. Pour preuve, les terres de la Vallée du Sénégal, majoritairement occupées par des populations noires sont livrées à la voracité d’investisseurs étrangers en dépit de tout bon sens et de toute logique économique.
En outre, le nouveau recensement que s’apprête à organiser le pouvoir en Mauritanie recèle de nombreuses zones d’ombres et suscite des interrogations que rend légitime la composition même de la commission qui la supervise (un seul noir sur 12 ou 13 membres semble-t-il).
Concernant le retour des réfugiés et la question des crimes perpétrés contre les negromauritaniens sous Ould Taya, il reste beaucoup de questions qui n’ont pas trouvé réponses auprès des autorités au pouvoir à Nouakchott.
Quant aux récentes tensions à l’université de Nouakchott, elles rappellent à l’opinion qu’il y a des questions qui restent pendantes au sujet des rapports que doivent entretenir entre elles les différentes nationalités qui composent le peuplement mauritanien. Faut-il remettre au goût du jour la question de la répartition constitutionnelle des pouvoirs ? Le débat est très loin de manquer de pertinence et de bienfondé.
Enfin, il y a la lancinante question de l’esclavage qui appelle une mobilisation et une union-sacrée de tous les mauritaniens pour que les haratines puissent trouver une place respectable dans la vie nationale, sans être obligés de se laisser instrumentaliser par un groupe ou un autre.
Ces éléments rapidement exposés ici, arrivent après les humiliantes sorties du premier ministre et de la ministre de la culture sur les langues en Mauritanie de même que des discours chauvins qui installent comme une ambiance de pré campagne de chasse. Il y a comme un air malsain annonciateur de la pose d’une nouvelle pierre dans le projet d’instauration d’une hégémonie arabe sur les cendres de la diversité culturelle en Mauritanie.
Toutes ces questions font que ce congrès des FLAM doit se pencher sur le problème de la mise à jour du logiciel qui a servi de parchemin jusqu’ici.
Aussi, le bureau qui sortira de ce congrès devra-t-il avoir les missions suivantes :
- identifier clairement et traiter comme tels les amis et les partenaires de la cause qui mobilise les FLAM,
- contribuer à l’instauration d’une ambiance de collaboration, même informelle, entre les structures et les individus de tous les bords qui militent pour des objectifs de justice entre toutes les nationalités en Mauritanie. Des personnalités comme Oumar Moussa Ba, Ciré Ba, Boubacar Diagana, Mamadou Bocar Ba, Mamadou Sidi Ba, Ibrahima Mifo Sow, Abda Wone ou Ousmane Diagana peuvent faire tampon et jouer les facilitateurs.
- Discuter de l’opportunité de porter, au moins partiellement, le combat sur le terrain en prenant quelques garanties comme la fixation d’une partie des organes à l’étranger. Au moment où les forces de la contestation (mouvement de la jeunesse du 25 février, les antiesclavagistes, les étudiants, les associations de défense des droits de l’homme…) se mobilisent et affrontent les duretés du combat sur le terrain, il n’est pas concevable que des forces manquent à l’appel et poussent l’indécence jusqu’à inciter les autres à aller au contact du danger tout en restant soigneusement à l’abri, loin du terrain.
Sur cette base, Poullori a, très modestement, cherché à verser sa contribution au débat en présentant des personnalités dont le profil n’est pas sans intérêt.
Le premier enseignement que Poullori suggère de tirer de l’exercice c’est que le Congrès a bénéficié d’une couverture médiatique qui le sauve du lot des manifestations confidentielles. Ce n’est pas rien (Poullori n’enverra pas de note de frais pour ça et ne demande pas qu’on lui dise merci ; mmj= mi maayi jaleeDe=lol).
Le deuxième enseignement, le plus important, c’est que la cause défendue compte un panel fait de femmes et d’hommes qui nous assurent une richesse extraordinaire. Grâce en soit rendue à Allah. Il y a donc de la matière pour construire sur du solide.
De là, Poullori tire ce qui suit :
La configuration idéale pour mener à bien ce tournant c’est le maintien à la tête de l’Organisation du président Samba Thiam. Compte tenu de l’importance des enjeux, l’heure n’est pas au départ, à moins de prendre le temps de préparer la succession dans des conditions sereines. Il devra être assisté d’une équipe composée d’Abda WONE, Hapsa Banor, Ibrahima Mifo SOW, Mamadou Sidi Bâ. Ibiraahiima Abu Sal peut y être présent même sans portefeuille compte tenu de ce qu’il symbolise et sait encore apporter en termes d’identification des enjeux et des obstacles. Un rôle bien cadré peut aussi être confié à Kaaw Touré.
L'Organisation a fonctionné depuis que Mamadou Sidi Bâ lui a vendu le centralisme démocratique sur un modèle extrêmement hiérarchisé, une structure autoritaire qui prospère sur le secret et la clandestinité que justifiait sans doute le contexte de l’époque. Il lui faudra passer à une structure de commandement plus souple et plus horizontale.
A défaut, si Samba Thiam devait vraiment partir, un ticket Abda WONE (pour son ouverture d’esprit, sa pondération et son carnet d’adresses) et Ibiraahiima Abu Sal (pour son expérience et son poids) serait une solution satisfaisante. Ibrahima Mifo Sow, Habsa Banor Sall et Kaaw Touré auraient un rôle majeur à y jouer.
Pour faciliter la tache à l’équipe, les membres qui sont en mesure de soulever des problèmes seront invités à faire profil bas.
La gestion du site devra être confiée à quelqu’un de plus humble et de plus responsable. Une feuille de route claire devra lui être remise avec interdiction formelle de s’attaquer à tous les partenaires et amis de La cause. Le site est un outil de propagande au service de la communication de l’Organisation. A ce titre, il ne doit pas s’imposer les règles des organes indépendants. Le site est la vitrine, l’image de l’Organisation. Kaaw Touré pourrait garder le poste de porte-parole séparé de la communication ou, tout au moins, de l’administration du site.
Ce congrès devra surtout reprendre le débat sur ce que doit être l’essence et la substance de la lutte :
Quels sont les dangers qui nous guettent ?
Que cherchons-nous ?
Qui sont nos adversaires ?
Qui sont nos partenaires ?
Quelles sont nos forces ?
Quels moyens allons-nous employer ?
Quelle forme donner à notre lutte ?
Est-il possible d’instaurer un modus vivendi entre tous les combattants en dehors des clivages partisans ou spatiaux (être de la majorité ou de l’opposition, dans les partis politiques reconnus ou des organisations non reconnues, être en Mauritanie ou non) ?
Les irlandais avaient l’IRA (Armée Républicaine Irlandaise) et le Sinn Féin (considéré comme sa vitrine politique), les basques avaient ETA et Herri Batasuna. Rien n’interdit de créer, même de façon informelle, un front uni pour éradiquer les discriminations et les injustices en Mauritanie avec plusieurs volets et cercles.
Ce front devra se pencher sur les moyens d’éviter le piège tendu au Front Polisario que le royaume chérifien est entrain d’avoir à l’usure. Une manifestation tous les ans, suivie d’une pétition annuelle, ça fait un peu maigre comme continuation de la lutte. C’est comme s’il s’agissait de s’acheter une bonne conscience à moindre frais. Les victimes sont dans un tel état de lassitude et de désenchantement qu’elles en sont à "se contenter" de ce que veulent bien concéder le pouvoir et les bourreaux. Le comble ! Si le pouvoir contrôle l’agenda, c’est parce que les victimes et ceux qui les encadrent ne sont pas parvenus à se structurer au point de faire pencher la balance en leur faveur. Si nous n’arrivons pas à relancer le moteur et à proposer aux militants et sympathisants quelque chose de plus consistant, la lutte s'essoufflera et mourra de sa belle mort. Wo towf wo khalass. Si les congressistes entendent ce cri, c’est tant mieux. Poullori et beaucoup d’autres volontaires participeront activement, si on les y invite bien sûr, à la réflexion sur les aspects opérationnels de cette stratégie. Sinon…arnaboun.
Rendez-vous donc au congrès inchaallahou Taala.

Dans quelques heures, la synthèse de Poullori.

Dans quelques heures, Poullori publiera inchaallahou Taala ce qui sera normalement son dernier texte avant le congrès des FLAM : une synthèse des dernières publications. Poullori laissera ensuite les organisateurs préparer l’événement et les congressistes digérer calmement tout ce qui a été écrit ces dernières semaines. Poullori espère sincèrement que les FLAM en sortiront plus fortes, plus solides et mieux armées pour la suite. Il restera du ressort de tous, une fois l’ouverture réalisée et le front uni crée (au moins dans l’ambiance), de contribuer à la réalisation de notre objectif qui est la lutte sans concession contre les velléités dominatrices et assimilationnistes d’un groupe au détriment des intérêts de tous les autres et de la Mauritanie. Ce combat passera par la reconnaissance des droits de toutes les nationalités qui composent la Mauritanie et par un partage juste et équitable des responsabilités et des ressources. C’est un combat qu’aucune formation ne peut mener seule. D’où l’impérieuse nécessité d’unir les forces et de les concentrer sur l’adversaire commun, les ennemis de la paix en Mauritanie

vendredi 20 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Ibiraahiima Abu Sal


Il faudrait que tous les véritables nationalistes mauritaniens (Noirs et Arabo-berbères), épris de paix, de justice et soucieux de voir instaurer une Unité Nationale véritable, acceptent de s'unir afin que tous ensembles combattent pour la suppression de ce système raciste, chauvin, aussi pernicieux que l'Apartheid. (extrait du Manifeste du negromauritanien opprimé).

Il y a des hommes qui marquent de façon indélébile l'histoire à laquelle ils prennent part. En bien ou en mal, c’est une autre histoire. Il y a des choses que nul ne saurait dénier à Ibiraahiima Sall.
En premier lieu arrive sa qualité d'historien qui a beaucoup fait avancer la recherche sur l'histoire du Fuuta. Partout ailleurs qu’en Mauritanie, un historien de sa dimension aurait fait bien meilleure carrière et aurait le respect et la notoriété dus à son niveau. Les amoureux de l'histoire du Fuuto lui doivent notamment des articles très détaillés et la publication d’un ouvrage de référence, La Mauritanie du Sud, conquêtes et administration coloniales françaises 1890-1945 (Paris, Karthala 2007) que toute bibliothèque qui se respecte devrait acquérir et que Poullori recommande particulièrement. Après cet ouvrage, plus personne ne pourra raconter tout et n’importe quoi sur l’histoire de la Mauritanie du Sud.
Sur le plan de l’engagement politique, Ibiraahiima Abu Sall a fait preuve d’un don de soi dont peu de militants peuvent se prévaloir. Il n’a pas compté en dépensant ses ressources. Il a tellement apporté à la lutte pour l'égalité en Mauritanie notamment dans les FLAM que sa vie et sa personne se confondent avec l'histoire de ce mouvement. Avec Ly Jibril, Abou Bakri Kalidou, Ibrahima Moctar Sarr, Mortoudo Diop, Samba Thiam, Saidou Kane… il fait partie des figures de proue, des emblèmes et des icones de la lutte des noirs de Mauritanie.
Par ailleurs, l'un des documents les plus importants, si ce n'est le document fondateur des FLAM, le Manifeste, porte sa marque. Le ton du document et, plus généralement, de la littérature du mouvement empruntent largement aux thèses et au vocabulaire propres à l'historien Ibiraahiima Abu Sal : responsabilité de la France dans la configuration politique actuelle de la Mauritanie, laquelle responsabilité remonte, selon lui, aux premières heures de la colonisation quand la puissance coloniale choisit deux types d'administrations, de régimes, de statuts selon que l'on soit au Sud ou dans le Trab el Bidhan. Sa marque transparait aussi dans cette idée d'existence d'un système, le Système Bidhan (SB) dont la raison d'être serait la recherche exclusive de l’affirmation de la domination des maures sur la Mauritanie et qui serait un prolongement de la logique posée par le colonisateur.
Peu de gens savent enfin qu’il est le principal concepteur du drapeau des FLAM qui traduit un véritable désir de rassembler et d’unir. Sa foi en ce combat ne souffre aucune contestation. Ibiraahiima est donc incontestablement une pierre précieuse. Sa connaissance profonde des dangers qui menacent les intérêts des noirs de Mauritanie de même que leurs ennemis dans le camp d’en face en font une pièce irremplaçable. S’il y en a un qui ne va pas quitter le navire, c’est bien celui-là.
Mais la pierre précieuse qu’est Ibiraahiima Abu Sal est à l’état brut. Elle nécessite donc un petit travail d’orfèvre. Car Ibiraahiima Abu Sal est la preuve vivante du fait qu’on peut défendre une cause juste, en être convaincu de toutes ses forces et tout compromettre par le manque d’ouverture, de flexibilité et l’usage de moyens inadéquats. Ibiraahiima Sal a en effet fait preuve d’une trop grande intransigeance et d’une étroitesse d’esprit qui surprennent de la part d’un historien et d’un homme de conviction de sa trempe.
C’est que quand Ibiraahiima Abu Sal pense être dans son bon droit, il sait y aller fort, trop fort même. Comme quand une plume solitaire prend la responsabilité, horresco referens, de glisser dans le texte final du Manifeste un passage apocryphe sur l’attitude à avoir envers la France et ceux qui convoitent les terres agricoles de la Vallée du fleuve Sénégal (passage édulcoré en 1988 et qu’on retrouve dans la version publiée par Garba Diallo en 1991).
Mais l’historien aime témoigner et livrer le fond de sa pensée. Heureusement doit-on dire, quand par exemple sa plume nous livre, avec un sens impitoyable du détail, la trame de ce que vivent les détenus de la prison civile de Nouakchott puis de Oualata. Et bien souvent, le cœur du lecteur oscille entre la nécessité de témoigner et l’opportunité de tout dévoiler. Comme au sujet de ces passages sur Ten Youssouf Guèye pendant la détention. Le mythe de l’auteur de Rella ou les voies de l’honneur en prend un coup. Même si le lecteur est en même temps directement plongé dans le quotidien des détenus dont aucun détail ne lui échappe. Témoignage poignant pour que nul ne puisse rien en ignorer.
Comment, par ailleurs, IAS peut-il rester insensible au désastre que constitue le chapelet de départs qu’enregistre l’Organisation depuis sa création, le plus souvent avec son implication directe ou indirecte ? De feu Saidou Kane à Oumar Moussa Ba en passant par tous ces jeunes cadres qui ont tant donné aux FLAM l'ombre d'Ibiraahiima Abu Sal n’est jamais loin quand une rupture point à l'horizon. Comment peut-on construire en excluant, surtout quand ce qu’il s’agit de construire est une œuvre commune à tout un peuple ? Comment courir le risque d’affaiblir La cause, juste pour pouvoir faire valoir Sa façon de voir ? Sa vérité ? A quoi sert-il de contrôler un mouvement si on doit le faire sans toutes les forces utiles à la réalisation des objectifs essentiels ? Avoir raison, avoir le droit avec soi et avoir foi en ce qu’on fait ne suffisent pour vaincre. Encore faut-il savoir rassembler toutes les forces pour y aller, comme y invite ce passage du Manifeste cité en accroche.
Ibiraahiima doit se débarrasser de ce démon qui siège en lui et qui le prive de toute lucidité dans l’action politique malgré ses qualités intellectuelles et son engagement sans faille. Il doit également se défaire du marquage de cette bande de talibés (talibans) qui l’emprisonnent dans cette radicalité haineuse et qui, au mieux, ne peut lui être utile que pour tout ce qui est opérationnel. Il sait ne pas pouvoir compter sur elle pour tout ce qui est stratégique. Le temps de l’insulte et de l’invective on peut mettre en avant certains des éléments les plus zélés. Mais quand arrive l’heure de la réflexion et de la tactique plus fine, il faut sortir ceux qui manient le scalpel à la place du marteau-piqueur.
Ibiraahiima Abu Sal vaut mieux que ça et mérite plus que cette prison mentale dans laquelle il se laisse enfermer. Beaucoup se demandent comment un homme aussi cultivé, aussi averti aussi instruit a-t-il pu se laisser aller à un pareil isolement social ? Il ne serre par exemple plus la main de certains anciens militants de l’Organisation, traite d’autres avec mépris en employant des termes déplacés à leur endroit… Pour un homme qui doit servir de référence à un groupe composé presque exclusivement de musulmans et de fuutankoobe qui accordent un sens important à la sociabilité, la mission est quasi impossible d’entrée de jeu.
On pourrait mettre cette attitude sur le compte des traumatismes vécus dans les prisons d’Ould Taya. Mais Ibiraahiima n’a pas été le seul à vivre cette expérience. D'autres ont traversé les mêmes épreuves sans se transformer en êtres asociaux.
Toujours est-il que l’homme aurait pu jouer un rôle plus important dans la lutte si sa personnalité ne lui jouait des tours. Ses contributions resteront indispensables à la lutte même si on peut espérer qu'elles soient mieux orientées. Sa principale force réside dans le contrôle presque exclusif qu’il exerce sur la section Europe, notamment sa mainmise sur la France.
Mais Ibiraahiima Abu Sal reste suffisamment lucide pour comprendre que prendre le contrôle du mouvement au moment où il faut rassembler et revenir à l’esprit qui a prévalu au moment de la fusion qui a fait naitre les FLAM serait une faute politique et une catastrophe stratégique majeures. Et La Cause dont il est indéniablement imprégné risque de ne plus s'en relever. Il reste d’ailleurs très peu probable qu’Ibiraahiima, à l'aise dans les coulisses, puisse courir le risque de s’exposer autant en assumant le risque de la mort clinique des FLAM. Sa candidature semble peu probable car il est impensable qu'Ibiraahiima Abu Sal n’en mesure pas l'incongruité compte tenu de tout ce qui a été écrit plus haut. A la place, des rumeurs persistantes font état de la possible candidature de Cheikh Oumar Bâ comme joker placé par IAS.
Quoiqu’il en soit, la tendance à laquelle se réduisent, presque de fait, les FLAM aujourd’hui, restera forte et jouera un rôle prépondérant au sein de l’équipe qui sortira de ce congrès. Il serait bien que quelques bonnes volontés aillent trouver Ibiraahiima pour lui demander de tenir compte du fait qu’aujourd’hui, tous les yeux sont rivés sur lui parce qu’il est l’espoir de toute une cause et qu’à ce titre il se doit de faire un effort sur lui, d’opérer un renversement de perspective en se mettant à la place de ses contradicteurs, même s’il pense être dans le vrai. Il lui faudra aussi faire sienne cette critique du Manifeste au sujet des mauritaniens noirs qui se réfugiaient dans «le carriérisme, et de plus en plus, l'exil dans les organismes internationaux [ou dans l’exil tout court](ce qui est à la mode)».
Le combat n’a pas les moyens de se payer le luxe de la dispersion des forces. Ibiraahiima doit être ce fédérateur, ce sage qui indiquera le chemin du rassemblement. Parce qu’on a beau dire, on a beau faire, Ibiraahiima Abu Sal restera l'une de ces poutres centrales qu'il n'a jamais cessé d'être pour les FLAM et la lutte pour l'égalité en Mauritanie. Et ce sacrifice mérite plus que l'indulgence et l’effort de le prendre dans sa globalité, avec ses défauts et ses qualités.

jeudi 19 mai 2011

Poullori, bientôt la fin (et réponse aux fangeux qui insistent)

Vendredi 20 mai vers 13GMT inchaallahou Taala, Poullori va vous livrer la toute dernière note sur les hommes qui peuvent compter. Elle portera sur un personnage atypique : Ibiraahiima Abu Sal.
Ensuite, Poullori proposera une synthèse de toutes ses notes et quelques pistes de réflexion. Comme vous pouvez l’imaginer, le travail a demandé un investissement énorme en temps. Poullori a été obligé de faire day-off, sans salaire. Poullori se rendra ensuite au congrès inchallahou Taala à ses frais. Poullori espère que tout ça servira la lutte que nous menons contre les injustices en Mauritanie.
Poullori marquera une pause jusqu’à la fin du congrès. Poullori dira ensuite la suite qu’il donnera à son action.
L’essentiel c’est que le débat se poursuive.

PS : Quand on parle de débat, les aboyeurs professionnels ne doivent pas s’emballer trop vite en confondant débat et parchacha. Quand ils sauront  s’adresser aux autres autrement qu’en les assimilant à des renégats, des vipères, des cadavres… ils pourront prétendre au grade de débateur. En attendant, Poullori les renvoie à l’invitation de Alpha Amar.
Concernant la personne qui interpelle Poullori de Baltimore, Poullori lui fait savoir qu’il aura sa réponse au sujet du pourquoi des non membres sur la liste des hommes qui peuvent compter (une seconde réponse parce que Poullori a évoqué le sujet dans un autre billet ; mais comme pour certains les questions qu’ils posent comptent plus que les réponses qu’on leur apporte, il n’est pas étonnant qu’ils passent à côté de l’essentiel).
Concernant Kaaw Touré, Poullori n'a pas changé de regard sur ses excès. Poullori a, comme pour les autres, rappelé ses mérites en soulignant aussi ses carences. Point.
Si vous avez le sentiment que Poullori a changé de point de vue sur les malversations intellectuelles, les mystifications et les impostures, il faut relire Poullori avec les bonnes lunettes.
Concernant Abda Wone et Samba Thiam Poullori ne trahit aucun secret et ne dit rien d’autre que les relations (politiques) ne sont plus ce qu'elles étaient. Poullori ne peut empêcher les esprits tordus de l’interpréter comme ils le veulent. Si vous voulez qu’on parle de déballage on peut ressortir les écrits sur Mourtodo Diop, Saidou Kane ou encore Ten Youssouf Guèye. A la différence de ce ces textes, Poullori donne son point de vue, attaque même parfois, mais se limite aux idées et aux pratiques politiques. Poullori n'a jamais mentionné d’enfant naturel abandonné, de relations troubles avec des officiels à Dakar, Nouakchott, Paris ou ailleutrs, de frasques DSKaniennes. Ce débat n’intéresse pas Poullori. Pas plus que les insultes et les falsifications malintentionnées de propos.
Poullori constate enfin que l’individu de Baltimore est très attaché à l’islam. Poullori lui propose donc d’éviter les sujets et les débats politiques où bien souvent il frise le ridicule et se débat dans la fange. Poullori lui suggère de se limiter aux sujets religieux par exemple ou sociétaux. Un sujet de discussion qui l’intéressera sans doute et sur lequel il pourra nous édifier : l'homosexuel qui se prétend imam, un sujet qui trouble Poullori. Qu’en pense l’islam ? Quelle est la position de cette religion sur l'homosexualité en général ? Peut-on être imam et homosexuel ?
 (lire les liens suivants:

http://www.bladi.net/forum/188644-trois-mois-prison-imam-homosexuel/

http://anotherdaylight.wordpress.com/2010/11/05/deux-imams-gays-etre-homo-et-musulman-nest-pas-incompatible/)
Merci.
PS du Ps: Il ne faut pas en vouloir à Poullori de ne pas pouvoir «gaspiller» son sel dans la cuisson de la viande d’un vieil âne. C’est un adage peul que Poullori traduit approximativement comme ça (perdre son temps inutilement). 

mercredi 18 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Ciré Bâ.


La présente note de Poullori porte sur un homme qui est dans une situation favorable à un retour salutaire. La note n'a de sens que si on la situe dans le contexte de l’ouverture et de cette idée de large front si cher à Poullori.
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L'histoire de Ciré Bâ est celle d’un garçon paisible qui croyait suivre un idéal ordinaire en y mettant toute la force de ses convictions et toute la vigueur d’un jeune étudiant meurtri par les injustices. Membre du Mouvement des Elèves et Etudiants Noirs de Mauritanie qui croisait le fer à l’université de Nouakchott avec les franges les plus chauvines et racistes de la Mauritanie, Ciré Bâ assiste impuissant au report du congrès des étudiants de 1986 qui devait, selon le principe de la présidence tournante, revenir aux francisants. Ciré Bâ qui est historien et dont le mémoire de maitrise portait sur l'histoire politique de la Mauritanie de 1946 à nos jours savait à quoi s'attendre. Après l’arrestation des initiateurs du Manifeste du negro mauritanien opprimé, le jeune Ciré Ba quitte Nouakchott dans des conditions entourées du plus grand secret et rejoint le Sénégal en 1986. Il débarque sans papiers, sans diplôme, sans le sou. Heureusement pour le jeune désargenté, la solidarité joue. Voici Ciré remis d'aplomb pour reprendre le combat. Avec Boubacar Diagana et Cherif Bâ notamment, une coordination s’organise pour prendre en mains les affaires des FLAM. Une direction collégiale dans laquelle Ciré assume le rôle stratégique de porte parole et chargé de communication. Aux âmes bien nées dit-on, la valeur n'attend point le nombre des années. La jeune équipe s'attelle à la médiatisation de la répression raciale qui s'abat sur les noirs de Mauritanie. Le résultat ne se fait pas attendre : les journaux, les hommes politiques de la majorité comme de l'opposition, les ONG de défense des droits de l'homme prennent sous leur aile l'équipe de jeunes qui portent sur leurs frêles épaules le destin de toute une communauté.
En 1989, le dictateur enragé fait monter la pression d'un cran et envoie vers le Sénégal et le Mali des fils du pays. A quelque chose malheur est bon. Le front se renforce et la jeune équipe peut désormais reposer sur des dizaines de milliers de déportés qui pour des motifs divers trépignent d'envie d'en découdre avec leurs bourreaux. L'énorme travail abattu alors par la coordination collégiale de Dakar et la section Europe vaut au mouvement un rayonnement international que d’aucuns assimilent à l'âge d'or des FLAM. Le sens du devoir, de l'histoire et sans doute la grande complicité qui unissait les jeunes camarades, plus soucieux de s'acquitter d'une tache que de paraître, y ont joué un rôle primordial. Le noyau autour de Ciré Bâ, Cherif Bâ, Boubacar Diagana pouvait compter sur la détermination et l’engagement de militants désintéressés et dévoués à la cause : Amadou Alpha Bâ, Sy Salah Eddine, Yaghine Haidara, Ousmane Diallo, Ama Thiam, Kaaw Touré, Amadou Birane Bal, Amar Ba, Mohamed Lemine Sagho, Mamadou Kane, Abdoul Khouddous Kamara et bien d'autres encore. Au milieu de cette bande de copains, une fille se distingue par son courage et sa détermination : Safi Wane qui pouvait aligner des réunions nocturnes jusqu'au petit matin pour enchainer avec ses cours à l'ENSUT. Il va sans dire que sans, d'une part, la motivation, la volonté et le désintéressement de ces militants et, de l'autre, les qualités de management de la coordination les résultats n'auraient pas été ceux que l’organisation a enregistrés.
En 1990, Ciré Bâ dépose ses affaires à Paris et rejoint une autre équipe dans les mêmes dispositions, avec Ousmane Diagana à la manœuvre. Ciré y joue sa partition. Les contacts presse audiovisuelle et écrite, c’est lui qui les monte et les entretient à une époque où beaucoup préféraient se taire de peur d’attirer des représailles sur la famille restée au pays. Mais pour une raison obscure (que Poullori préfère taire), Ciré Bâ disparaît des écrans radars et boude les micros qui lui avaient jusqu'ici permis de médiatiser le combat.
Quelques années plus tard, dans le cadre de la préparation du congrès de 1994, feu Saidou Kane tente de le sortir de sa trop jeune retraite. L'intransigeance et le trop grand formalisme de certains membres du mouvement font foirer la tentative de retour. Il n'y en aura pas d'autre.
Pour autant, Ciré Bâ ne s'éloigne pas du combat ni même des FLAM qu'il continue de porter dans son cœur.
Récemment, Ciré Bâ a fait quelques apparitions dans le cadre de la lutte contre le coup d'Etat du général Ould Abdel Aziz contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Comme du temps de la splendeur du département de la Communication des FLAM, Ciré a squatté quelques micros de médias couvrant ce combat pour la restauration de la démocratie dans lequel les FLAM s'étaient aussi inscrites.
Ciré Bâ a sans aucun doute tout ce qu'il faut pour reprendre du service dans le cadre de l'amorce d'un virage vers un large front. Il a l'avantage d'avoir servi de façon satisfaisante le Mouvement à un des moments les plus difficiles de sa vie. Il a cette légitimité du terrain et de l'histoire pour lui. Il les cumule avec sa disposition à s'entendre avec tout le monde et à être fédérateur. De plus, Ciré Bâ a une maturité politique, une connaissance des enjeux et de l'histoire de l'organisation de même qu'une vision politique qui lui permettent de jouer un rôle prépondérant dans la suite de la lutte.
Seulement Ciré Bâ n'appartient plus à l'organisation et ne dispose pas des moyens de peser sur ses choix. Et il n'est pas dit que ceux qui contrôlent aujourd'hui l'appareil du mouvement soient dans des dispositions qui les conduiraient à aller le chercher pour lui confier une tache quelconque.

A suivre: Ibiraahiima Abu Sal

mardi 17 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Abdarrahmane WONE dit Ndiawar.


Abda Wone aime à se présenter comme le fils de la résistance ou benjamin comme le surnommaient les ainés de Dakar. C’est dire que le jeune Abda Wone a baigné très tôt dans le milieu de l’affirmation de l’identité noire en Mauritanie ou, s’il faut le dire autrement, de la cohabitation juste des communautés en Mauritanie. Comme beaucoup de mauritaniens victimes du règne de Ould Taya le funeste, c’est dans l’exil que le jeune Abda Wone va développer sa conscience politique en militant de façon ardue au sein des FLAM. Le jeune Abda Wone évolue alors à l’ombre de certains grands penseurs de la lutte pour l’égalité en Mauritanie. Parmi eux, Saïdou Kane dont il se présente comme un disciple. Abda Wone fréquente aussi les camps de réfugiés et les milieux où se retrouvent les exilés politiques, notamment la cité universitaire de Dakar.
Année 2000, Abda WONE s’installe aux USA en même temps qu’une bonne partie des cadres de l’organisation. Désormais loin du terrain et des camps de réfugiés, le jeune Abda Wone développe son carnet d’adresses en multipliant les contacts avec les milieux afro-américains et sud-africains où il aurait de bonnes entrées. Ce féru de communication prend en charge celle de la section Amérique du Nord des FLAM. Les manifestations du mouvement sont alors largement médiatisées.
Mais en 2006, Abda Wone se retrouve brusquement presque seul après la démission des rénovateurs suite au congrès de Cincinnati. De nombreux observateurs pensent qu’il suivra ceux dont il est sans doute le plus proche. Son cœur balance semble-t-il mais il finit par rester dans la formation qui l’a façonné.
Les années passent et les blessures du congrès de Cincinnati cicatrisent mal. Abda Wone n’est plus en odeur de sainteté et ses relations avec le président Samba Thiam ne sont plus ce qu’elles étaient. Abda Wone traverse alors le désert en connaissant une sorte d’isolement politique. La solitude du recalé en somme. Désormais presque sans responsabilités au sein de l’organisation malgré son poids médiatique, Abda Wone poursuit son combat autrement, en multipliant les sorties dans les médias et les contacts avec les réfugiés. C’est lui qui, avec le concours de victimes directs de la dictature d’Ould Taya, introduisit en 2007 une plainte contre le colonel réfugié au Qatar depuis sa chute en 2005.
Toutefois, sur le plan du positionnement politique, le profil d’Abda Wone n’est pas facile à dresser. Il se classe certes dans la lignée de ceux qui étaient ouverts aux autres et à la discussion. Mais quelle est sa vision politique ? Où entend-il mener les FLAM ? Comment ? Avec qui ? Avec quels moyens ? Au-delà des manifestations médiatiques et de l’ambition, quel projet propose-t-il ? Tout juste sait-on qu’il demeure sensible aux sirènes de l’ouverture et de l’unité de l’opposition qu’il résume dans sa métaphore du bal qui symbolise à ses yeux l’unité de l’opposition et la réunion «autour d’une même table, de toutes les forces vives de la nation», pour faire naitre cette «Mauritanie non raciale, multinationale et démocratique»(interview au Refus). Vaste programme et vœu pieux !
Abda Wone a sans doute quelques atouts dans sa manche. Ses contacts et son positionnement lui permettraient sans doute d’ouvrir le mouvement à des segments qui lui tournent encore le dos. Ils lui assureraient également le soutien d’organisations afro-américaines et sud-africaines mais Abda Wone devra se défaire de quelques obstacles et non des moindres.
Le problème de l’expérience. Même s'il a été élevé dans et par les FLAM, il lui sera difficile de faire face à la légitimité que les plus anciens pourraient lui opposer. D’autant qu’Abda Wone souffre de n’avoir jamais exercé de responsabilités à un niveau lui permettant de défaire les pièges propres à l’exercice d’une fonction de cette nature. Il lui reste cependant une chance de réduire la portée de ce handicap en opérant un rapprochement vers certains éléments importants des FLAM en mesure de lui apporter le soutien à même de l’aider à surmonter l’obstacle.
Le second problème sera celui du poids au sein de l’organisation. Abda Wone était surtout proche de la sensibilité des modérés qui sont presque tous partis avec la scission de 2006 après le congrès de Cincinnati. Son isolement au sein de l’organisation le met en mauvaise posture s’il devait se lancer dans cette bataille de la présidence.
Et comme pour ne rien arranger, le congrès se déroule cette année en France où ses concurrents potentiels semblent mieux implantés que lui. L’appareil du mouvement lui fera cruellement défaut. Abda Wone, combien de divisions ?
Mais si l’esprit devait vraiment être à l’apaisement et à la réconciliation, Abda serait une belle carte pour les FLAM. Il pourrait très bien incarner l’ouverture vers les autres formations et cet esprit conciliant et de franche collaboration. Son image d’homme de rassemblement lui vaut un a priori favorable surtout en dehors du mouvement où il semble jouir d’une grande popularité. Reste à savoir quel usage les FLAM ont réellement envie de faire de ces qualités.