mercredi 3 août 2011

Recensement en Mauritanie : Union sacrée et rassemblement actif.

Devant le tollé suscité par les conditions de l’opération d’enrôlement (tollé dont les médias internationaux se font le relais, et ce n’est qu’un début !), les autorités mauritaniennes ont avancé pour raison, sans rire, la nécessité de sécuriser l’état-civil dans un pays secoué par le terrorisme international. Rien de moins. Les principaux animateurs de l’appareil gouvernemental sont allés à bonne école. Ils sortent de la cuisse de … Ould Taya. Ils sont les meilleurs, les plus aguerris, les indispensables enfants de la Mauritanie qui peuvent décider dans le bureau obscure d’une obscure officine, la stratégie à adopter pour priver des milliers de mauritaniens de leur nationalité. Leur géniteur, Ould Taya, avait poussé l’art du mépris silencieux et de la récupération à des sommets. Vous pouviez remuer ciel et terre, mais quand il décidait qu’un problème n’était pas digne d’intérêt vous ne pouviez lui soutirer le traitre mot.
Quant à l’art de la manipulation et du camouflage, le monde se souvient comment le régime de Ould Taya fit de la menace terroriste l’argument imparable de sa politique de terreur, appuyée par des puissances occidentales se laissant trop facilement endormir par toutes sortes de sornettes ayant trait au terrorisme islamiste. Un rapport coordonné par Abdoulaye Diagana, Aboubakri Marouani et Abdel Nasser Ould Yessa en avait démêlé l’écheveau en 2005. Ould Abdel Aziz use et abuse de ces deux éléments.
Coup sur coup, lui qui a longtemps observé Ould Taya dont il surveillait et sécurisait le fauteuil, vient de nous servir le sketch du silence méprisant devant les complaintes de la population et l’excuse de la menace terroriste (par la bouche de ses serviteurs zélés qui surveillent et sécurisent son fauteuil) pour justifier l’exclusion et l’humiliation des populations.
Lorsque la tête de la bête immonde fut tranchée en 2005, les mauritaniens se sont retrouvés dans une unanimité rare (à quelques exceptions notoires) pour dire combien le régime de Ould Taya était méprisable et ignoble. L’hydre a la dent dure. Il lui repousse deux nouvelles têtes chaque fois qu’on lui en coupe une. Mais les mauritaniens tiennent tête. Après la mobilisation des negromauritaniens, les haratines s’insurgent et se disent discriminés. Certains maures s’élèvent aussi contre ce recensement d’un genre particulier. A ce rythme, on voit mal comment les manifestations vont faiblir et comment la continuité du régime d’Ould Taya pourra enrayer la dynamique en jouant l’usure et le pourrissement.
Pour l’heure, les signes militent en faveur d’un renforcement du front. Biram Ould Dah a récemment appelé au boycott d’une opération qui exclut noirs et haratins. Le pouvoir en a été tellement agacé (c’est un scoop dont Poullori détient la preuve) qu’il s’est livré à une campagne de déstabilisation en reprochant au leader de IRA de « soutenir les kwars », oubliant que, selon Biram, plus de 600 000 haratins sont exclus d’office parce que ne disposant pas de pièces d’état-civil. Parallèlement, des maures blancs se plaignent de plus en plus ouvertement de l’exclusion manifeste dont feraient l’objet certaines de leurs tribus.
La probabilité d’une Union Sacrée est donc grande, comme lors des procès de Ould Haidalla (grab 1), des érudits musulmans ou encore des cavaliers du changement… où toutes les communautés s’étaient mobilisées, les noirs comme les blancs. Les mauritaniens ont besoin aujourd’hui d’un sursaut de civisme et de solidarité. Toutes les composantes doivent ensemble rejeter ce recensement et demander sa reprise dans de meilleures conditions. Tous doivent renforcer le front en appelant à manifester chaque fois que l’occasion se présentera. La majorité présidentielle fait elle-même entendre des signes de lassitude. Ibrahima Moctar Sarr a clairement appelé à suspendre l’opération et c’est un pas non négligeable. D’autres sont attendus de la part de leaders qui doivent prendre leurs responsabilités pour conduire les autorités à abandonner ce plan diabolique. Blancs et noirs doivent faire bloc contre ces fossoyeurs de l’unité nationale. Les relations solides peuvent naitre dans des circonstances exceptionnelles. S’ils réussissaient à faire une union sacrée contre cette imposture, les mauritaniens pourraient regarder l’avenir avec plus de sérénité. Une participation conséquence est attendue pour les manifestations du week-end prochain (la prochaine à lieu ce jeudi 4 août à Nouakchott comme tous les jeudis. Une autre aura lieu à Paris le samedi). Tous ceux qui se soucient de l’avenir du pays, de la cohésion nationale et qui sont épris de paix et de justice doivent répondre à cet appel à manifester.

PS : Ceux qui jouent la récupération des manifestations doivent avoir honte d’eux-mêmes. Ce ne sont généralement que des imposteurs qui, seuls, n’arrivent même pas à mobiliser 50 manifestants. Si aujourd’hui les manifestations prennent de l’ampleur, c’est parce que le mouvement a dépassé les limites des cadres traditionnels avec notamment une mobilisation exceptionnelle des jeunes et de personnes qui n’ont aucune fibre politique mais qui sont blessés en tant que mauritaniens victimes des agissements de leur pays. Ces manipulations ne sont qu’une imposture qui se retournera contre leurs auteurs. Plus personne ne peut tromper personne. Il fait jour depuis longtemps. Sauf pour les dormeurs et les lève-tard.

Poullori Galo Haawa.

vendredi 29 juillet 2011

Complément à la prétentieuse sortie du commandant des Jeunes de AJD/MR

L’AJD/MR, dans tous les cas, a tout à perdre à se montrer solidaire d’une majorité qui, d’une part, pose des actes qui vont exactement à l’encontre de sa lutte, et de l’autre, ne lui apportera aucun soutien lors d’une élection importante qui se prépare. C’est une position suicidaire. Et c’est en cela que Poullori parlait du danger UFP. Mais «quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt » et crie au complot. Poullori n’est pas UFP et ne l’a jamais été. Poullori n’est pas hostile à l’AJD/MR, bien au contraire.

Ps : C’est dommage que alors que Poullori se bat pour faire cesser les critiques contre le parti, des attaques déplacées et contreproductives lui viennent de la part de «responsables» incontrôlés. Votre « sg de la jeunesse » peut aller renforcer l’armée des personnes qui sont aux trousses de Poullori. Poullori lui donne 50ans d’espionnage pour trouver son identité. Comme d’autres, il fera des suppositions, accusera injustement certains, fera du tort à d’autres, mais il ne mettra jamais la main sur Poullori qui ne s’est pas réveillé un bon matin pour faire ce travail. Il s’est préparé à affronter les prétentieux, les espions, les balances et les mouchards qui peuvent courir en se gargarisant de discours à la gloire de la démocratie et de la liberté d’expression.

jeudi 28 juillet 2011

En attendant une réponse plus vigoureuse de Ibrahima Moctar Sarr et de AJD...par rapport au recensement!

Si seulement vous vous opposiez au recensement avec autant de vigueur ! Après l’article sur le silence (plus exactement la mollesse de la réaction) d’AJD/MR, Poullori a eu la surprise de lire en guise de réponse une sortie au vitriol du SG du mouvement des jeunes (ceci explique peut-être cela) du parti.
Le moins que Poullori puisse en dire c’est qu’il ne comprend pas l’excitation, le manque de sang-froid, d’esprit de contradiction, de tolérance au point de voir l’auteur se laisser emporter dans des diatribes et des invectives dont Poullori laisse les lecteurs seuls juges. Qu’est-ce qui le met dans cet état ? Poullori a-t-il insulté ? Poullori a-t-il diffamé ? Poullori a juste pensé que le débat était possible, on lui en donne un aperçu en éructant, la bave aux lèvres. Pour les menaces, les galéjades et les appels au meurtre, Poullori dit CHICHE. Poullori en a le temps. So heddaaki e weendu, heddotaako e baagal (intraduisible, approximativement, tant que vous le voudrez, Poullori aussi). Il eut été loisible à Poullori de le suivre dans sa descente pour étaler encore plus de choses ou les exprimer avec d’autres mots. Mais Pourquoi donc Poullori ne le fait-il pas ? Vous savez quoi ? Juste parce que Poullori place Ibrahima Moctar Sarr et l’AJD/MR parmi les plus importantes valeurs dont disposent les noirs de Mauritanie et la Mauritanie tout court, tant ils contribuent à faire en sorte que le pays soit fidèle à lui-même dans sa diversité. Vous marquez contre votre camp en vous attaquant comme vous le faites à Poullori.
Si Poullori a interpellé (sur un choix politique) Ibrahima Moctar Sarr et AJD/MR, c’est parce qu’ils comptent aux yeux de Poullori (ko jikke tagi zum, c’est pour l’espoir). Si Poullori n’avait pas de considération et de respect pour Ibrahima Moctar Sarr et AJD/MR, Poullori aurait dit, bof, ils sont absents et puis quoi ? Personne ne l’a remarqué. Si tout le monde attend le bruit du fusil Ibrahima Moctar Sarr, c’est parce que quelque part ils le prennent un peu pour leur Moise. Faire penser le contraire à Poullori est tout simplement nauséeux.
Et qu’a dit donc Poullori pour justifier ce déversement de fiel? Sinon que des chauvins sont entrain de nier la nationalité mauritanienne de la composante noire du pays et qu’Ibrahima Moctar Sarr et l’AJD/MR n’ont pas réagi à la hauteur de la gravité de la situation.
Monsieur, s’improviser critique littéraire est un exercice très compliqué, se faire exégète un exercice qui l’est davantage. C’est pourquoi, Poullori vous invite à faire ce que vous savez faire, sans essayer de vous improviser diseur de bonnes nouvelles ou celui qui se fait fort de débusquer les fonds de pensées. C’est très commode de fabriquer des intentions et des points de vue et de les prêter à son vis-à-vis pour mieux les combattre. Poullori a eu l’idée d’écrire sur la position d’AJD/MR lundi. Le mardi, entre 14h20 et 14h40, Poullori a écrit son texte. Le mémorandum d’AJD/MR avait été publié longtemps avant. Ce que vous faites s’appelle un procès d’intentions, ce n’est pas ce que Poullori pouvait espérer d’un parti politique qui regorge de ressources.
Monsieur, contrairement à ceux qui se sont attaqués à la vie privée d’Ibrahima Moctar Sarr en véhiculant des informations manifestement malintentionnées aussi bien sur ses revenus que sur ses origines, Poullori n’a jamais voulu se lancer sur cette piste et ne le fera JAMAIS. C’est mal connaître Poullori et c’est se fourvoyer royalement que de penser ça. Certains des militants du parti doivent rigoler doucement en vous lisant. D’autres qui vous attaquaient ouvertement pendant que Poullori vous défendait eux doivent se rouler par terre. Le seul risque que vous vous faites courir au parti c’est de démontrer que la contradiction n’est pas possible y compris quand on discute d’une position qui compromet l’avenir de toute une communauté, thème principal de l’action du parti (sauf plus ample informé). Poullori ne vous suivra pas sur ce terrain en alimentant une polémique qui nuira plus au parti qu’autre chose. Car, l’enseignement que vous ne tirez pas des polémiques précédentes (Taqadoumy puisque vous le citez) c’est que, de l’aveu même de Ibrahima Moctar Sarr et de l’AJD/MR, le parti en a subit le contrecoup avec notamment des résultats en deçà des espérances à l’élection présidentielle et des contributions réduites à leur plus simple expression au près des militants de la diaspora (Poullori a du reste contribué pour le parti après cette polémique). C’est un prix très élevé que Poullori déplore, car, Poullori pense profondément que la Mauritanie a besoin d’Ibrahima Moctar Sarr et d’AJD/MR pour exprimer sur la scène politique la diversité de la Mauritanie. Ibrahima Moctar Sarr et AJD/MR vont au delà du seul cadre du parti. Ils sont des icones qui représentent des valeurs en lesquelles se retrouve toute une communauté. C’est pourquoi, Poullori sera le dernier à vouloir les affaiblir. C’est aussi pour ça que Poullori dit que la réaction n’est pas à la hauteur de ce que nous sommes en droit d’attendre de quelqu’un comme Ibrahima Moctar Sarr. Ce n’est rien d’autre qu’une reconnaissance de la valeur et de la dimension de l’homme. Encore faut-il s’y connaître en exégèse pour le comprendre. En disant cela, Poullori dit que Ibrahima Moctar Sarr a réagi (donc exit le procès en sorcellerie et complètement hors-sujet sur l’antériorité de la rédaction du texte par rapport à la publication du mémorandum). Il y a réaction (en six actes) mais elle est molle par rapport à l’enjeu.
S’agissant du procès instruit au sujet de la prétendue proximité de Poullori avec le parti de Kadiata Malick Diallo, vous faites un second hors-sujet (les 2/3 de votre texte y passent). Poullori a évoqué les positions de Birame Ould Dah et d’IRA dans les mêmes termes, sinon plus emphatiques, pourquoi vous ne lui faites pas la même inquisition ? Vous auriez été plus adroit, plus objectif, plus crédible. Parce qu’en sélectionnant les arguments et en passant volontairement sous silence une partie d’entre eux vous montrez que vous avez des difficultés avec les faits que vous manipulez selon les objectifs que vous vous êtes fixés. Poullori a salué l’action de Kadiata Malick Diallo comme le monde entier le fait aujourd’hui. Poullori n’en a pas conclu que le parti de Kadiata Malick Diallo était le parti où il fallait aller. Et Poullori cotise pour les campagnes d’Ibrahima Moctar Sarr (ce qui ne veut pas dire qu’il est AJD) et pas pour celles d’UFP. Réglez vos problèmes avec le MND et l’UFP. Ce n’est pas le problème de Poullori. Ce n’est pas le rôle de Poullori, ni sa mission.
De même, Poulori a salué le courage politique de Biram Ould Dah ould Abeid sans en tirer quelque conclusion qui soit. Il est vrai que Biram n’est pas dans un parti politique légalement constitué. Ce n’est pas ce que voulait dire Poullori, mais juste relever le contraste dans la vigueur des réactions. Kadiata Mailch Diallo est députée, pas Ibrahima Moctar Sarr ! Merci de le rappeler, si ça se trouve, on ne savait pas ou ça nous avait échappé. Ibrahima Moctar Sarr n’est plus député donc. Biram Ould Dah non plus, et il organise justement une conférence de presse ce jeudi à la maison des jeunes, vous avez peut être encore le temps de vous y rendre. Comme tous ces militants du parti qui manifestent avec la jeunesse Touche pas à ma nationalité à Boghé, Nouakchott, Paris ou Montréal sans attendre quelque mot d’ordre que ce soit.
Ibrahima Sarr appartient à la majorité et comme Poullori l’a dit, il s’agit d’un acte politique qui en vaut d’autres. Donc, il n’est pas question de s’attarder sur ce point. Mais voilà que vous nous apprenez (c’est aussi sous-entendu dans le mémorandum) que c’est suite à un entretien entre Ibrahima Sarr et Ould Abdel Aziz que l’émission a été organisée par la TVM. A la hâte et dans la précipitation, une semaine après la rencontre et annoncée seulement deux heures avant son début. Ajiib ! Les manifestations régulières des mécontents n’y sont pour rien ! Les articles des journalistes, des hommes de la société civile, des intellectuels… tout ça c’est du menu fretin, quantité négligeable, de la bouse de vache ! Il faut saluer cette prouesse d’Ibrahima Moctar Sarr. Il a réussi là où Salah ould Hanane, Jemil Ould Mansour, ould Waghef et Adil (qui menacent de quitter la majorité), avant eux Ahmed Ould Daddah et d’autres encore ont échoué. Ibrahima Moctar Sarr a l’oreille du président Ould Abdel Aziz alors que tous les autres l’ont quitté parce qu’il est imperméable au dialogue et refusait de les écouter. Pour cela Ibrahima Sarr a raison de rester dans la majorité. On a donc une occasion historique de charger Ibrahima Moctar Sarr d’une mission au nom de l’intérêt général et de l’avenir de la Mauritanie. Puisqu’il a l’oreille de Mohamed Ould Abdel Aziz, qu’il aille lui demander instamment de renoncer à cette opération d’enrôlement qui a réussi à mettre d’accord tout le monde contre elle. Si Ould Abdel Aziz ne s’exécute pas, c’est qu’il n’écoute plus Ibrahima Moctar Sarr, si tant est qu’il l’ait jamais fait, même pour l’émission de la TVM qui est tout sauf un succès.
Pour finir, cher Monsieur Seck, le but de l’exercice n’était pas de publier une biographie autorisée d’Ibrahima Moctar Sarr, mais juste de regretter la mollesse de sa réaction (encore une fois, il y a donc réaction mais molle). Si Samedi inchaalahou Taala, Ibrahima Sarr adoptait un ton et une position conformes aux attentes de tous ceux qui placent leurs espoirs en lui, tout le monde s’en féliciterait et Poullori viendrait publiquement saluer son courage et sa fidélité à des valeurs et à un combat qu’il a portés depuis très longtemps (c’est encore une reconnaissance).
En attendant, Poullori vous dit au revoir en espérant vous relire sous une plume et une inspiration plus respectueuses et moins inutilement va-t-en-guerre. Le torchon ressemble plus à un texte qui prête à son vis-à-vis des propos qu’il n’a pas tenus pour mieux les combattre qu’à une interpellation politique. Le torchon ressemble plus à un texte qui s’essaye maladroitement à la critique littéraire et aux procès d’intentions. Et vous voilà vous essayant au renseignement et à l’espionnage pour lever le voile sur l’identité de Poullori. Vous pouvez vous gratter. Pour votre gouverne et pour vous éviter le ridicule, Poullori n’a jamais appartenu au FNDD, jamais à Taqadoumy, jamais à l’UFP. Et comme pour les fois précédentes, membre ou pas d’AJD/MR, quand viendra l’élection, Poullori versera sa participation, ce que Poullori n’a jamais fait pour aucun autre parti politique de toute sa vie. Vous tirez sur votre camp. Le seul objectif auquel vous allez parvenir avec votre malheureuse sortie c’est exposer encore le parti à un débat public qui risque de lui nuire. Il vaut mieux ne pas communiquer du tout que mal communiquer.

De la part de Poullori Galo qui refuse très respectueusement votre trop empressée familiarité et qui vous accordera le respect qui vous est dû en continuant de vous vouvoyer.

mercredi 27 juillet 2011

Recensement, que dit le silence d’Ibrahima Moctar Sarr ? (corrections)


Un groupe de razzieurs s’attaque au troupeau d’un village. Les guerriers du village supposés protéger femmes, enfants et troupeaux demandent gentiment aux pillards : « s’il vous, ne pourriez-vous pas nous laisser quelques vaches laitières pour nous nourrir et donner du lait aux bébés ? ». Les pillards ne disent mot et s’en vont même avec les veaux. Quelques jeunes, révoltés et n’en pouvant plus, se mettent aux trousses des pillards. Et là, nos guerriers défaitistes prétendent qu’ils ont été les premiers à protester et à signifier leur désaccord, bien avant les jeunes révoltés. C’est vrai : les guerriers avaient gentiment demandé quelques vaches laitières.
Ibrahima Moctar Sarr est un militant politique engagé qui fit ses premières classes comme homme de culture avec un succès certain. Il est l’auteur de poèmes célèbres et très engagés qui ont été repris par de nombreux musiciens hapoularen dont le grand Baaba Maal. A force, Ibrahima Moctar Sarr était devenu comme une icône pour la communauté poular bien au delà des frontières de la Mauritanie. C’est peut-être cette aura qui lui a donné l’idée de se lancer en politique en prolongement de son engagement culturel. Lors de l’élection présidentielle de 2007, il créa la surprise en devançant l’UFP de Ould Mowloud que beaucoup de personnes considéraient comme le parti le plus important dans la défense de l’égalité entre les mauritaniens. Ibrahima Moctar Sarr gagna la confiance et la sympathie de beaucoup de mauritaniens plus particulièrement les noirs qui voyaient en lui un meilleur défenseur de leurs droits que l’UFP.
Mais voilà qu’Ibrahima Sarr rejoint la majorité présidentielle en précisant que cet acte ne signifiait pas qu’il allait renoncer à ses convictions ou qu’il allait cesser de dénoncer ce qui n’allait pas. C’est un acte politique qui est justifiable, défendable et respectable. Là n’est pas le problème. Depuis, il a été, dit-on, associé à la gestion du dossier des réfugiés qui n’en finit pas de ne pas finir. C’est dans ce contexte que surgit un problème important qui risque de prolonger les dénis de droits et les crimes perpétrés justement pendant la période qui enfanta le dossier des réfugiés dont s’occupe, dit-on, Ibrahima Moctar Sarr. Une grande dame, véritable exemple de l’élu consciencieux et responsable, prit le problème à bras-le-corps. En effet, avec un courage digne des plus grands guerriers dont l’histoire retient le nom, Kadiata Malick Diallo démontra par le menu le caractère injuste du recensement qui se déroule actuellement en Mauritanie. En interpellant le ministre de l’intérieur à l’Assemblée Nationale, en participant à des débats et à des conférences… Kadiata Malick Diallo fait un travail d’utilité publique et tient le citoyen informé de ses droits. Ko A debbo mo tuuba gorko (littéralement, une femme avec un pantalon d’homme).
Pendant ce temps, Ibrahima Moctar Sarr s’enferme dans un silence sinon coupable du moins complice. Il se tait. Et tout le monde entend ce qu’il dit. Ou ne dit pas. Pour être juste avec l’AJD/MR, Poullori doit dire que le parti a réagi en six actes pour prendre acte… de la non réponse des pillards…pardon, des autorités. L’AJD/MR a en effet écrit depuis longtemps, avant tous les autres et avant les jeunes guerriers, qu’elle « souhaite que cette mesure de redressement ne donne l’occasion à des décideurs mal intentionnés de poursuivre des objectifs inavouables. ». Ibrahima Moctar Sarr donnera ensuite une interview dans laquelle il dira que « L’AJD/MR est entrain de suivre attentivement les opérations d’enrôlement...Nous nous prononcerons sur la question quand nous aurons suffisamment d’éléments » tout en constatant que « D’ores et déjà, […], il n’y a pas de quoi être optimiste, vu les multiples tracasseries auxquelles les citoyens sont confrontés ». « Souhaite », « suivre attentivement », « nous nous prononcerons », « suffisamment d’éléments »… Woaw ! C’est confondant de sincérité et de courage ! Il y a vraiment de quoi faire reculer les autorités avec ces déclarations. C’est vraiment une opposition nette, franche et vigoureuse. Avec ça les autorités ont dû avoir vachement peur ! Poullori propose un petit échantillon de ce qu’a dit Birame Ould Dah sur radio kassataya : « Je ne peux pas dénoncer un recensement et aller me recenser alors que les autres [citoyens], on leur dénie le droit de se recenser, alors que ce sont des gens que je suis censé défendre… J’appellerai dès mon arrivé à Nouakchott au boycott de ce recensement et je ne me recenserai pas. Et je considère que c’est une incohérence que d’aller se recenser, c’est raser les murs, ce n’est pas correct, ce n’est pas cohérent. Il faut payer le prix de ce combat… L’Etat mauritanien n’est pas invincible, surtout sous Ould Abdel Aziz qui est un tigre de papier… Il faut que les gens descendent dans les rues… Il faut une mobilisation populaire. Il faut un rapport de force dans les rues, dans les medias, devant la communauté internationale ». Sans commentaires. On attend d’un lion qu’il rugisse, pas qu’il miaule. Miauler c’est pour le chat, pas pour le lion. A moins que le lion ne se soit mis à boire du karaw (bouillie de riz, même pas du fondé, bouillie de mil, plus consistant). Neddo daroo wi ina wattami baagal mami salo (Quand quelqu’un essaie de se servir de moi, je refuserai, extrait d’un poème de…Ibrahima Moctar Sarr ( ?) rendu célèbre par une chanson de Baaba Maal)
L’histoire jugera. Il sera retenu que pendant que certains jouent avec la citoyenneté et la nationalité en Mauritanie en essayant de réduire les droits d’une partie de leurs compatriotes, Ibrahima Moctar Sarr n’a pas pris le risque de… gêner ses nouveaux alliés. Poullori a bien relevé la petite tentative de communication de l’AJD/MR. Si vraiment c’est ce genre de réactions qu’entend produire l’AJD/MR autant demander à tous ceux qui ont placé leurs espoirs en eux d’aller voir ailleurs si Kadiata Malick Diallo ou Biram Ould Dah y sont.
C’est vraiment regrettable, c’est vraiment dommage, c’est vraiment triste. Les intérêts de toute une communauté, l’avenir de tout un pays contre quoi au juste ? Poullori espère que c’est juste un silence pour méditer et préparer une réaction vigoureuse et appropriée ; à la hauteur de la mascarade et du manque de respect que montre ce recensement raciste. Tout le monde écoute Ibrahima Moctar Sarr et les oreilles des citoyens qui croient ou ont cru en lui sifflent et éprouvent de plus en plus de difficultés à supporter le bruit du silence de Ibrahima Moctar Sarr. Quand un fusil chargé éternue c’est pour prononcer une parole dont tout le monde tiendra compte, comme on dit en...Poullorie. Le peuple attend le coup de semonce d’Ibrahima Moctar Sarr. Quant à Kane Hamidou Baaba… Heureusement que quelques militants courageux qui accompagnet Ibrahima Sarr et Hamidou Baba Kane ont pris leurs responsabilités en dénonçant publiquement cet enrôlement raciste. Ceux-là se sont acquittés de leur devoir. Poullori imagine le mal qui les ronge et le doute qui les envahit, tiraillés qu’ils sont entre la discipline de parti et l’obligation de dénoncer une injustice qui met en péril le destin de tout un peuple.
Les citoyens de la société civile eux, à travers le mouvement touche pas à ma nationalité, occupent le terrain d’une si belle manière ! Merci ! Merci ! Merci ! Ils ont donné une belle leçon aux hommes politiques et aux organisations virtuelles spécialisées dans la lutte sur le net et qui sont désespérément absentes sur le terrain. Deux de perdus, des milliers d’autres retrouvés !

mardi 26 juillet 2011

Bientôt, Poullori revient!

Bonsoir. Compte tenu de la gravité de la situation en Mauritanie, Poullori Galo Haawa a décidé de reprendre du service comme il s y était engagé. En raison des interrogations multiples que Poullori a reçues, le permier article de ce comeback portera sur le silence de Ibrahima Moctar Sarr. A bientôt inchaallaho taala.

lundi 30 mai 2011

Congrès des FLAM: Habemus praesidens (Nous avons un président)


Alhamdoulillahi rabbil aalamine

Ce n’est pas encore l’épilogue. Mais juste une mise en bouche. Les FLAM ont réussi l’ouverture de leur congrès et Poullori s’en félicite. Les FLAM ont organisé ce septième congrès sans problèmes grâce à Allah.
Ceux qui n’ont pas eu la chance d’assister à la cérémonie d’ouverture ont vu les vidéos, écouté les audio sur les sites internet.
Poullori salue la sagesse du président Samba Thiam qui a répondu aux attentes des militants et des sympathisants en appelant au rassemblement, à la fin de la querelle de clochers, notamment  sur les sites et en annonçant le retour prochain en Mauritanie. C’est un très bon début. Mais Poullori attend la suite pour faire une évaluation plus fine (composition du bureau, ligne politique. NB : Pour ce qui est de la présidence Poullori ne dira rien de ce qui a été décidé. En élément discipliné (bien sûr) Poullori préfère laisser le mouvement choisir le moment et la manière dont il informera l’opinion). Tout ce que Poullori peut dire sur ce sujet c’est qu’à la fin du conclave, la fumée blanche est sortie et nous avons un président. Mais c’est tout ce que nous avons. Pour le moment.
Pour ce qui est de la cérémonie d’ouverture, le papier d’Ablaye Diagana de kass ataya reste incomplet même si Poullori l’a trouvé de bonne facture. Poullori souligne deux événements qui le gênent et qui ont été, le premier passé sous silence, le second rapidement évoqué :
- La mise à l’écart d’Ousmane Sarr qui n’a pas pu participer au congrès. Or quand on est dans une dynamique de réconciliation et de rassemblement, on ne doit pas commencer par exclure. Poullori n’entrera pas dans les détails de ce couac (et Poullori a beaucoup de détails) mais espère que le mal sera réparé sans trop tarder. Toutes les forces doivent répondre à l’appel.
- L’absence d’AJD/MR qui a été invitée mais qui n’est pas venue. C’est vraiment une erreur de jugement grave alors que tout le monde parle de rassemblement et d’unité. Mais comme l’heure est au rassemblement Poullori va éviter de s’étaler sur ça en espérant qu’AJD/MR va rattraper le coup et faire amende honorable. L’heure est au rassemblement et à la paix des braves (Même si Poullori se demande si le site des FLAM va prendre son temps avant d’arrêter les attaques contre les amis et les partenaires comme l’a sagement demandé le président Samba Thiam).
En dehors de ça, l’atmosphère était très bonne. Et contrairement aux apparences les FLAM ont bien compris que Poullori ne leur voulait que du bien. La preuve tout le monde parlait de Poullori sans agressivité ni animosité (Poullori Maayi Jaleede Kadi).
Poullori en profite donc pour féliciter les FLAM, notamment la section Europe qui a relevé le défi de l’organisation : Ibiraahiima Abuu Sal, Cheikh Oumar Bah, Babayel Diallo, Cheikh Dieng, Yaaya Maabel, Amnata Niang, Habsa Banor, Ousmane Ba, Sow Mohamed, Thiam, Ly… et tous les autres qui discrètement se sont mobilisés pour que cet important congrès soit une réussite. Si vraiment le reste suit, il faudra se mettre au travail et rapidement.
L’épilogue, bien sûr, viendra après tout ça. On prie fort.

dimanche 22 mai 2011

FLAM, synthèse pour un congrès de la relance (mis à jour).

Voilà quelques semaines que Poullori s’est invité dans le débat sur le futur de la lutte commune que mènent les noirs de Mauritanie et les Justes parmi les autres communautés pour réaliser les conditions d’une cohabitation juste entre toutes les composantes du pays.
Nous arrivons au terme de ce tour d’horizon à la veille du VIIème congrès des FLAM. Celui-ci se tient dans un contexte particulier, caractérisé notamment par la résurgence et l’aggravation des malentendus qui traversent les relations entre nationalités en Mauritanie. Pour preuve, les terres de la Vallée du Sénégal, majoritairement occupées par des populations noires sont livrées à la voracité d’investisseurs étrangers en dépit de tout bon sens et de toute logique économique.
En outre, le nouveau recensement que s’apprête à organiser le pouvoir en Mauritanie recèle de nombreuses zones d’ombres et suscite des interrogations que rend légitime la composition même de la commission qui la supervise (un seul noir sur 12 ou 13 membres semble-t-il).
Concernant le retour des réfugiés et la question des crimes perpétrés contre les negromauritaniens sous Ould Taya, il reste beaucoup de questions qui n’ont pas trouvé réponses auprès des autorités au pouvoir à Nouakchott.
Quant aux récentes tensions à l’université de Nouakchott, elles rappellent à l’opinion qu’il y a des questions qui restent pendantes au sujet des rapports que doivent entretenir entre elles les différentes nationalités qui composent le peuplement mauritanien. Faut-il remettre au goût du jour la question de la répartition constitutionnelle des pouvoirs ? Le débat est très loin de manquer de pertinence et de bienfondé.
Enfin, il y a la lancinante question de l’esclavage qui appelle une mobilisation et une union-sacrée de tous les mauritaniens pour que les haratines puissent trouver une place respectable dans la vie nationale, sans être obligés de se laisser instrumentaliser par un groupe ou un autre.
Ces éléments rapidement exposés ici, arrivent après les humiliantes sorties du premier ministre et de la ministre de la culture sur les langues en Mauritanie de même que des discours chauvins qui installent comme une ambiance de pré campagne de chasse. Il y a comme un air malsain annonciateur de la pose d’une nouvelle pierre dans le projet d’instauration d’une hégémonie arabe sur les cendres de la diversité culturelle en Mauritanie.
Toutes ces questions font que ce congrès des FLAM doit se pencher sur le problème de la mise à jour du logiciel qui a servi de parchemin jusqu’ici.
Aussi, le bureau qui sortira de ce congrès devra-t-il avoir les missions suivantes :
- identifier clairement et traiter comme tels les amis et les partenaires de la cause qui mobilise les FLAM,
- contribuer à l’instauration d’une ambiance de collaboration, même informelle, entre les structures et les individus de tous les bords qui militent pour des objectifs de justice entre toutes les nationalités en Mauritanie. Des personnalités comme Oumar Moussa Ba, Ciré Ba, Boubacar Diagana, Mamadou Bocar Ba, Mamadou Sidi Ba, Ibrahima Mifo Sow, Abda Wone ou Ousmane Diagana peuvent faire tampon et jouer les facilitateurs.
- Discuter de l’opportunité de porter, au moins partiellement, le combat sur le terrain en prenant quelques garanties comme la fixation d’une partie des organes à l’étranger. Au moment où les forces de la contestation (mouvement de la jeunesse du 25 février, les antiesclavagistes, les étudiants, les associations de défense des droits de l’homme…) se mobilisent et affrontent les duretés du combat sur le terrain, il n’est pas concevable que des forces manquent à l’appel et poussent l’indécence jusqu’à inciter les autres à aller au contact du danger tout en restant soigneusement à l’abri, loin du terrain.
Sur cette base, Poullori a, très modestement, cherché à verser sa contribution au débat en présentant des personnalités dont le profil n’est pas sans intérêt.
Le premier enseignement que Poullori suggère de tirer de l’exercice c’est que le Congrès a bénéficié d’une couverture médiatique qui le sauve du lot des manifestations confidentielles. Ce n’est pas rien (Poullori n’enverra pas de note de frais pour ça et ne demande pas qu’on lui dise merci ; mmj= mi maayi jaleeDe=lol).
Le deuxième enseignement, le plus important, c’est que la cause défendue compte un panel fait de femmes et d’hommes qui nous assurent une richesse extraordinaire. Grâce en soit rendue à Allah. Il y a donc de la matière pour construire sur du solide.
De là, Poullori tire ce qui suit :
La configuration idéale pour mener à bien ce tournant c’est le maintien à la tête de l’Organisation du président Samba Thiam. Compte tenu de l’importance des enjeux, l’heure n’est pas au départ, à moins de prendre le temps de préparer la succession dans des conditions sereines. Il devra être assisté d’une équipe composée d’Abda WONE, Hapsa Banor, Ibrahima Mifo SOW, Mamadou Sidi Bâ. Ibiraahiima Abu Sal peut y être présent même sans portefeuille compte tenu de ce qu’il symbolise et sait encore apporter en termes d’identification des enjeux et des obstacles. Un rôle bien cadré peut aussi être confié à Kaaw Touré.
L'Organisation a fonctionné depuis que Mamadou Sidi Bâ lui a vendu le centralisme démocratique sur un modèle extrêmement hiérarchisé, une structure autoritaire qui prospère sur le secret et la clandestinité que justifiait sans doute le contexte de l’époque. Il lui faudra passer à une structure de commandement plus souple et plus horizontale.
A défaut, si Samba Thiam devait vraiment partir, un ticket Abda WONE (pour son ouverture d’esprit, sa pondération et son carnet d’adresses) et Ibiraahiima Abu Sal (pour son expérience et son poids) serait une solution satisfaisante. Ibrahima Mifo Sow, Habsa Banor Sall et Kaaw Touré auraient un rôle majeur à y jouer.
Pour faciliter la tache à l’équipe, les membres qui sont en mesure de soulever des problèmes seront invités à faire profil bas.
La gestion du site devra être confiée à quelqu’un de plus humble et de plus responsable. Une feuille de route claire devra lui être remise avec interdiction formelle de s’attaquer à tous les partenaires et amis de La cause. Le site est un outil de propagande au service de la communication de l’Organisation. A ce titre, il ne doit pas s’imposer les règles des organes indépendants. Le site est la vitrine, l’image de l’Organisation. Kaaw Touré pourrait garder le poste de porte-parole séparé de la communication ou, tout au moins, de l’administration du site.
Ce congrès devra surtout reprendre le débat sur ce que doit être l’essence et la substance de la lutte :
Quels sont les dangers qui nous guettent ?
Que cherchons-nous ?
Qui sont nos adversaires ?
Qui sont nos partenaires ?
Quelles sont nos forces ?
Quels moyens allons-nous employer ?
Quelle forme donner à notre lutte ?
Est-il possible d’instaurer un modus vivendi entre tous les combattants en dehors des clivages partisans ou spatiaux (être de la majorité ou de l’opposition, dans les partis politiques reconnus ou des organisations non reconnues, être en Mauritanie ou non) ?
Les irlandais avaient l’IRA (Armée Républicaine Irlandaise) et le Sinn Féin (considéré comme sa vitrine politique), les basques avaient ETA et Herri Batasuna. Rien n’interdit de créer, même de façon informelle, un front uni pour éradiquer les discriminations et les injustices en Mauritanie avec plusieurs volets et cercles.
Ce front devra se pencher sur les moyens d’éviter le piège tendu au Front Polisario que le royaume chérifien est entrain d’avoir à l’usure. Une manifestation tous les ans, suivie d’une pétition annuelle, ça fait un peu maigre comme continuation de la lutte. C’est comme s’il s’agissait de s’acheter une bonne conscience à moindre frais. Les victimes sont dans un tel état de lassitude et de désenchantement qu’elles en sont à "se contenter" de ce que veulent bien concéder le pouvoir et les bourreaux. Le comble ! Si le pouvoir contrôle l’agenda, c’est parce que les victimes et ceux qui les encadrent ne sont pas parvenus à se structurer au point de faire pencher la balance en leur faveur. Si nous n’arrivons pas à relancer le moteur et à proposer aux militants et sympathisants quelque chose de plus consistant, la lutte s'essoufflera et mourra de sa belle mort. Wo towf wo khalass. Si les congressistes entendent ce cri, c’est tant mieux. Poullori et beaucoup d’autres volontaires participeront activement, si on les y invite bien sûr, à la réflexion sur les aspects opérationnels de cette stratégie. Sinon…arnaboun.
Rendez-vous donc au congrès inchaallahou Taala.