lundi 9 mai 2011

Pourquoi Poullori va continuer? A qui le tour ?

Après un petit un temps de réflexion et après avoir examiné les multiples conseils qui lui ont été prodigués, Poullori choisit de poursuivre le travail qu’il a commencé. Poullori confirme qu’il ne touchera pas à la vie privée des hommes et des femmes dont il parlera (Poullori espère de même en retour). Poullori prend aussi l’engagement de s’en tenir au strict domaine politique, l’objectif étant de provoquer un débat et de conduire à la réunification au moins sur le principe, de nos organisations de lutte (partis, mouvements, associations…). Poullori est convaincu que ce qu’il fait n’a pour seul objectif que d’amener ceux qui, peut-être de bonne foi, excluent d’autres qui ne sont pas du même avis qu’eux ou s’attaquent à d’autres qui ne sont pas de la même structure. Ils agissent ainsi en pensant, encore une fois peut-être de bonne foi, mener à bien la lutte. Poullori pense qu’il faut arrêter cette façon de faire. Il faut rassembler et ramener tous ceux qui peuvent aider à agir dans un objectif commun. Poullori poursuit donc sur ce seul objectif. Parfois, Poullori ne pourra pas ne pas évoquer certains agissements vraiment regrettables, tout en invitant leurs auteurs à un plus grand esprit d’équipe. C’est tout. Si certains ne croient pas ce que dit Poullori qu’ils le prennent au mot. On verra.
Poullori continue donc. Poullori avait promis de faire une note sur Ibiraahiima Abu Sal. Mais Poullori a rencontré une batterie de missiles air-sol-mer qui a envoyé à Poullori kure moolnaaDe Allah (des missiles redoutables ; le marabout de Ibiraahiima est trop bon). Poullori travaille pour contourner l’obstacle. Ibiraahiima est un monstre sacré dont il n’est pas facile de parler. Mais Poullori relèvera le défi inchaallahou. Peut-être avec l’aide de Ibiraahiima lui-même d’ailleurs ; parce que au fond Ibiraahiima sait bien que Poullori cherche à bien faire (peut-être maladroitement parfois, mais ça c’est normal, c’est humain).
En attendant, Poullori brosse le portrait d’une dame atypique : Habsa Banor Sall, Secrétaire Nationale aux relations extérieures. Dans quelques heures inchaallahou taala.

dimanche 8 mai 2011

Poullori, les créanciers, les démocrates et les chasseurs.

Poullori s’amuse de voir que beaucoup de gens lui prêtent beaucoup de choses et d’intentions. Poullori aura du mal à rembourser tout ça. Poullori espère que tous ses créanciers ne lui en tiendront pas rigueur. Poullori n a jamais dit qu il prenait Kodda Bâ pour quelqu’un. Mais Poullori accepte de subir le sort fait à un homme extraordinaire que Poullori a connu à kayhaydi : kalil gertel dit cartouche zay mangala. Il parait qu’on voyait son ombre jusqu’en Israël ; voire à la Mecque (on se comprend). Poullori est très touché par tous les conseils qu’il reçoit en privé et en public. Poullori prend l engagement d en tenir compte inchaallaahou.
Poullori rappelle enfin qu il ne fait pas d attaques personnelles. Mais si personne n ose dire ce qu il pense des hommes politiques dans le strict cadre de leur engagement politique on tombe dans le règne de la dictature et de la pensée unique. Poullori dissocie les sphères publique et privée. Tout ça peut être considéré positivement en aboutissant à l ouverture d une réflexion sur la naissance de ce Front Uni contre l oppression et la logique de domination. Pourquoi différer l exercice ?

PS : Poullori n a jamais rien dit au sujet de son identité. Poullori ne dira rien sur ce sujet. Poullori laisse le soin à chacun (partisans et détracteurs) le soin de poursuivre la chasse à l homme qui s est ouverte à son sujet ; comme celle menée contre Ben Laden (d après certains qui en appellent au meurtre !!!). La saison de la chasse est ouverte et les services informatiques n ont jamais eu autant de travail que maintenant. Mais Poullori assume tout ce qu il écrit. Poullori ne baissera pas les yeux quand il sera en face de ses camarades le jour j. Tout comme il ne se reproche rien auprès de ses amis parce que l amitié est sacrée aux yeux de Poullori. Poullori met au défi quiconque de montrer que Poullori a trahi un ami ou qu il l a poignardé dans le dos. Poullori a aussi envie de dire à ses amis qui s énervent de façon inexpliquée : pourquoi vous ? Pourquoi vous ? Pourquoi Vous ? Pourquoi vous transformer en bulldog  pour mordre aux mollets des gens qui ne vous ont rien fait ? On discute politique ! L amitié n est pas en cause et ne peut être en cause camarades !!!

samedi 7 mai 2011

Poullori, le promeneur solitaire et l’aveugle.

Wonno do ko un promeneur solitaire sur des pistes dangereuses. Passant près d’un jullaare (on va dire tronc d’arbre), il entendit kok (probablement une chouette) et fit pourette (prit ses jambes à son cou sans demander ses restes). Il parait qu’il court toujours.
Oto hul oto fay. Poullori n’a jamais remis en cause la grande amitié entre Bocar Oumar Ba et Ibrahima Oumar Diallo. Yo Allahou boynu jutna. Woto Allah hejnu don seytaane.
Deuxième histoire :
Wonno do ko kaw gumdo (oncle aveugle) et baaba dokko (papa borgne). Au moment de se mettre en route pour aller se promener (sans doute sur des sentiers dangereux et jonchés de cailloux), kaaw gumdo dit à baaba dokko : laisse-moi passer devant parce que comme il fait sombre j’ai peur que tu nous fasses prendre le mauvais chemin. C’est l’histoire des triples et quadruples cagoulés qui reprochent à Poullori d’avancer masqué. Ehhh ndaw ko hawnii haawaani Allah. Très étrange, mais plus rien ne surprend. Seydi Ba, Kodda bewdo mo jom inde keewde et jettode (insultes) keewde.

Enfin, Poullori aimerait bien avoir une réponse à ses questions si tout le monde veut vraiment qu’il y ait débat (prière de répondre aux questions point par point) :

- Qui va mener le combat pour nous en Mauritanie ?

- Pourquoi eux et pas nous ?

- Pourquoi ne pas faire un front uni avec une branche à l’intérieur et une autre à l’extérieur pour ceux qui souhaitent rester ?

- Pourquoi le site trie les messages en censurant Poullori et en publiant les réponses aux messages censurés de Poullori ?

- Quand allez-vous commenter l’article de Poullori sur le camarade-président Samba Thiam ?

- Peut-on dire à Poullori si avant et après Oumar Moussa Ba des personnalités bien en vue se sont rendues en Mauritanie oui ou non ?

- Si la réponse est non, funeere peut-on autoriser Poullori à donner des éléments précis et détaillés aux lecteurs ?

- Si la réponse est oui pourquoi Oumar Moussa Ba est sanctionné et pas les autres responsables qui ont commis la même "faute" ?

- Pourquoi prend-on les notes de Poullori sur des hommes qui se sont sacrifiés pour la cause pour des insultes ? Où Poullori a-t-il insulté quelqu’un ?

- Si c’est possible de retenir l’option du large front  pourquoi ne peut-on pas commencer à en discuter dès maintenant au moyen sur les modalités ? Et on verra qui est Poullori.

vendredi 6 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Seydina Ousmane Diagana.

Ceux qui ont côtoyé ce personnage haut en couleurs ne peuvent qu’être déroutés par plusieurs traits de caractère. Seydina Ousmane Diagana est un fonceur franc et spontané. Au point parfois de faire preuve d’une certaine naïveté ou de maladresses. L'homme n'est pas avare. Quand il s'engage dans quelque chose ce n'est jamais à moitié (So o mo hene tane o mo hene). C'est que Ousmane Diagana est une véritable bête de somme, capable de travailler comme dix buffles. C’est sans doute ce trait de caractère qui explique le travail abattu et qui contribua de façon décisive à médiatiser la cause des FLAM et des négroafricains de Mauritanie. Alors que le mouvement était décimé à l’intérieur de la Mauritanie, c’est au Sénégal (voir Boubacar Diagana) et en Europe que la renaissance fut lancée. L’âge d’or du mouvement correspond à cette période où les équipes de Dakar et d’Europe prenaient le relais des prisonniers de Oualata.
C’est autour de Ousmane Diagana, Cheikh Oumar Ba (Poullori aimerait bien faire une note sur ce grand militant si le temps lui permet inchaallahou), Doudou Bal (chargé des affaires politiques et diplomatiques), El Khassoum Wane (chargé de l’information et de la communication), Tijane Wane, Amadou Touré… que se formera le noyau qui va relancer les FLAM en Europe et en Amérique en créant une section pour cette région (disons section et région pour faire simple). Ousmane Diagana en devint le premier secrétaire général, poste qu’il occupera sans discontinuer jusqu’en 1993 avant de passer le témoin à Oumar Moussa Ba.
Avec le reste de l’équipe, il sillonnait la France et l’Europe pour médiatiser la répression qui s’abattait sur les noirs de Mauritanie. C’est cette équipe  et d’autres (Poullori demande pardon à ceux qui n’ont pas été cités) qui se chargea de la rédaction et de la large diffusion du Livre Blanc, radioscopie d’un apartheid oublié. Le groupe créa aussi le premier bulletin des FLAM, Bilal, remplacé plus tard par Le Flambeau (pour la petite histoire, le nom Bilal aurait été proposé par Mamadou Dem).
Les organes de presse furent littéralement envahis par ces jeunes étudiants qui n’avaient que leurs convictions comme armes de guerre. Peu de gens savent par exemple comment les regrettés Sennen Andriamirado et Jean-Pierre N’Diaye de Jeune Afrique devinrent ardents défenseurs du combat contre le racisme en Mauritanie. Le commando de choc formé par ce groupe n'y est pas pour rien. Ousmane Diagana passait alors sur les antennes des radios internationales (RFI, Radio Nederland…) pour dénoncer avec la passion qu’on lui connaît les crimes perpétrés par le régime dictatorial de Mauritanie.
Son plus haut fait d’armes eut lieu lors d’une session de la Commission des Droits de l’Homme à Genève en 1992. Avec l’entregent de Bâ Oumar Silèye notamment, les FLAM avaient réussi le tour de force de se faire accréditer (probablement en passant par des ONG locales). Ce jour-là, Ousmane Diagana qui avait réussi à se faire enregistrer pour prendre la parole commençait à peine à parler des déplacements de populations en 1989 que la délégation mauritanienne (avec notamment Sydney Sokhna) réussissait à lui faire couper le micro par le président de séance, un syrien. Le résultat, imprévisible, fut un désastre pour…la délégation officielle mauritanienne et du pain béni pour la délégation des FLAM composée de Ousmane Diagana, Ibrahima Abou Sall (Poullori présentera une note sur ce militant inébranlable), Mamadou Barry (Secrétaire Général FLAM Amérique du Nord). Les protestations élevées par les ambassadeurs, du Sénégal et de la France principalement, provoquèrent un véritable scandale qui fit une publicité inespérée pour les FLAM et la cause. La Télévision Suisse Romande et d’autres chaines européennes s’emparèrent de l’affaire. Le lendemain, le président de séance était obligé de présenter ses excuses à la délégation des FLAM. Le pari était réussi.
Cet activisme mis avec celui de Diallo Mamadou, Ciré Ba, Cherif Ba et Boubacar Diagana depuis Dakar a contribué de façon décisive à fausser les calculs du régime de Ould Taya qui tenait à réduire la question de la Cohabitation entre les communautés en Mauritanie à une simple lutte communautaire pour le pouvoir. De plus, la place occupée par Ousmane Diagana et Boubacar Diagana apportait une touche qui brisait le procès que la propagande officielle faisait aux FLAM en les présentant comme une organisation appartenant à une seule entité mauritanienne.
Ousmane estimait-il en avoir fait beaucoup ? Voulait-il s’effacer devant d’autres ? En cédant le secrétariat général à Oumar Moussa Ba en 1993, Ousmane Diagana quitte le devant de la scène pour redevenir un militant de base pendant de longues années avant de reprendre du service comme secrétaire aux relations extérieures de la section. Ces dernières années, Seydina Ousmane Diagana a été vu promenant sa silhouette de rugbyman dans les conférences dont il est un habitué. Ses prises de parole y sont souvent un moment fort pour le public et les conférenciers (même s’il lui arrive de se perdre dans de longues digressions); comme ce jour où il brandit un Coran en pleine conférence pour détruire une idée qui lui paraissait contrevenir aux prescriptions religieuses dont il est par ailleurs fin connaisseur.
Quand Ousmane prend fait et cause pour quelqu’un ou quelque cause, sa devise c’est «agissons d’abord, réfléchissons après». Ce qui peut le pousser parfois à agir dans la précipitation. Son pragmatisme et sa détermination font qu'il vaut mieux l’avoir avoir soi que contre soi. Sa loyauté lui joue souvent des tours : il fallait le voir défendre becs et ongles et sans réserve Ibrahima Moctar Sarr dans l'accusation de corruption qui lui fut portée il y a quelques temps ! Ousmane Diagana ne voulait à aucun moment envisager ne serait-ce que la possibilité de quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à ce qui était reproché à Sarr. Dans le même ordre d'idées, Ousmane Diagana a été entendu défendant mordicus la non condamnation du coup d'Etat contre Ould Cheikh Abdallahi alors que ceux qui connaissent le démocrate sincère qu’il est savaient bien qu'il devait en souffrir en son for intérieur. Il faut dire que Ousmane Diagana est membre du bureau national de l’AJD/MR et fut porte-parole du candidat Sarr à la dernière élection présidentielle en Mauritanie.
Ousmane est un homme entier qui ne mâche pas ses mots et s’exprime sans détours quand il a une chose à défendre, comme il le fit au congrès de Cincinnati avant de s’effondrer en larmes par la suite comme beaucoup d’autres après l’émouvante intervention de Me Diallo Mamoudou. Ousmane Diagana qui garde de solides amitiés et de bonnes relations avec ses anciens amis des FLAM serait d’un grand secours à la lutte contre le racisme et pour la bonne et juste cohabitation des nationalités en Mauritanie s’il y était associé dans le cadre d’un large front.

A suivre, si Poullori continue : Ibiraahiima Abu Sal

Ce qui fait courir Poullori.


Poullori va publier dans quelques instants la quatrième et dernière note de la première série des hommes qui peuvent compter. Comme promis, elle portera sur Seydina Ousmane Diagana, premier secrétaire général de l’histoire de FLAM/Europe. Poullori marquera ensuite une pause pour réfléchir sur la nécessité de poursuivre ou non. Poullori est en effet très touché par les nombreux encouragements qu’il reçoit mais il est aussi très affecté par la compréhension que certains ont du travail de Poullori. Poullori est très surpris par la tournure que certains veulent donner aux objectifs qu’il s’est fixés. Poullori regrette que certains confondent un courant au reste du mouvement. C’est justement ce qu’essaie de combattre Poullori. Parce que ngesaba ko rendaaba : cette cause appartient à toute une communauté, c’est un bien commun que quelques uns ne doivent pas garder pour eux seuls en excluant les autres ; si vraiment ils sont sincères (et Poullori pense profondément et intimement qu’ils sont sincères) ils doivent associer tous les autres même si tous n’ont pas la même façon de voir les choses. Les FLAM sont nées de la fusion de plusieurs courants et mouvements. Nous avons comme l’impression qu’aujourd’hui tous les autres ont été liquidés à l’exception d’un seul courant. Ce n’est pas juste, car le patrimoine est commun et nombreux sont ceux qui ont contribué à le constituer, qui souhaiteraient encore donner, mais qui ne le peuvent pas parce que tout est verrouillée. Il faut arrêter cette tendance à soupçonner et à accuser tout le monde des plus graves accusations uniquement parce que les analyses divergent.
Ce congrès des FLAM se présente dans un contexte bien particulier :
- Le régime prépare un nouveau recensement qui risque d’amoindrir davantage la position des noirs en Mauritanie
- La question de la confiscation des terres est entrain de s’aggraver avec des centaines de milliers d’hectares livrés à la voracité de quelques investisseurs étrangers.
- La contestation gagne le reste du monde, surtout le monde arabe et les mauritaniens peuvent s’entendre sur un minimum pour relancer la question de la cohabitation sur des bases plus justes et égalitaires.
- Les étudiants sont entrain de nous rejouer les pires moments de l’histoire de la cohabitation en Mauritanie avec encore des vexations subies par les étudiants noirs.
- Les haratines sont entrain de mener leur combat avec les moyens du bord et chaque jour qui passe, ils enfoncent un coin de l’armature de la domination en Mauritanie.

Pendant ce temps que font les combattants contre les discriminations en Mauritanie ? Certains ne trouvent rien de mieux que de prolonger les querelles de chapelles et d’égo. A quoi sert-il de régner si on doit régner sur des ruines ?
Il y a bien une coalition des partis de la majorité présidentielle, une coalition de l’opposition démocratique, mais nom de Dieu qu’est-ce qui empêche la naissance d’un front uni contre les discriminations et pour une cohabitation juste en Mauritanie ? Pourquoi AJD/MR, FLAM, PLEJ, les formations progressistes, les organisations haratines qui se battent pour arracher leur liberté et les Justes parmi le groupe des arabes ne peuvent-ils pas s’entendre pour proposer aux mauritaniens une alternative à la logique de domination qui mine notre existence depuis tant de décennies ?
Poullori ne milite que pour ça. Et si Poullori a commencé par des hommes qui de toute évidence n’occuperont aucune fonction à l’issue du prochain congrès des FLAM, c’est juste pour mieux " vendre " cette idée de large coalition. Que ceux qui pensent que Poullori sera le gourdin par lequel des comptes seront réglés se détrompent : ils en seront pour leurs frais car Poullori est convaincu que les FLAM sont une structure d’utilité publique à condition de ne pas être l’otage de quelques uns. Quant à ceux qui retardent la lutte et rendent impossible cette unité, Poullori situera les responsabilités sans attenter à la vie privée ni révéler des choses compromettantes pour le mouvement. Il s’agit d’un panorama critique. Ni plus ni moins. Et Poullori publiera (à condition que Poullori choisisse de continuer bien sûr), des notes sur des hommes (et une femme) de grande qualité (malgré leurs défauts, hay mo yida wojere no andi noppi mum ko jutde) comme Ibrahima Sall, Cheikh Oumar Ba, Ibrahima Mifo Sow, Thiongane Abdoulaye, Abda Wone, Habsa Banor Sall, Kaw Touré…
L’équipe qui conduira les affaires du mouvement à la sortie du congrès devra avoir cette lourde charge douvrir des discussions pour élargir le front. Il faut que la saignée du mouvement s’arrête. Sinon il va mourir à petit feu ou alors il n’y restera que quelques militants certes très motivés et très déterminés, mais peu nombreux pour faire basculer les choses. Peut-on compromettre toute une cause juste pour satisfaire son égo ? Comment peut-on manquer de dépassement à ce point ? Le royaume chérifien a trouvé le moyen d’avoir  la RASD à l’usure et sa stratégie est sur le point de porter ses fruits. Israël n’a presque plus rien à faire tant les mouvements arabes sont entrain de s’entredéchirer. Quand le régime d’apartheid voulut ouvrir des négociations avec l’ANC, le parti national poussa Pieter Willem Botha vers la sortie parce qu’il le savait mal placé pour amorcer cette transition. Les FLAM doivent enfin accepter que la donne a changé en Mauritanie et que le logiciel doit être remis à jour. Génération nouvelle mentalité nouvelle. Situation nouvelle, réalités nouvelles, comme dirait Baaba Maal.

jeudi 5 mai 2011

Le débat est vraiment impossible.

Poullori constate à son grand regret que le débat n’est pas possible avec un certain courant des FLAM. C’est vraiment triste ! Chaque fois que ce courant a eu des difficultés avec quelqu’un, il lui sort toujours la ritournelle de trahison, de vendu, de corrompu… Les lecteurs sont tous témoins de la façon dont des hommes qui ont tant donné à la cause sont salis sans ménagement par leurs anciens camarades de lutte. Mais Poullori sait que malgré les fanfaronnades et les biibaali caggal bawdi, ceux qui profèrent ces insultes ne pensent pas un traitre mot de ce qu’ils disent et ne disposent pas du moindre début de commencement de ce qui pourrait de près de loin ressembler à l’ombre dune preuve. Mamadou Bocar Ba, Oumar Moussa Ba… comploteurs et traitres envers les FLAM ? Eskey !!! En dépit de sa bonne foi, Poullori ne peut poursuivre ce dialogue de sourd où jamais les réponses ne sont apportées aux questions posées. Où, au lieu de rassembler les forces certains éructent la bave à la bouche, l’insulte aux lèvres salissant des individus qui ont fait en quelques années ce queux ne pourraient apporter en dix vies. Poullori a fait le pari de ne publier que ce qui peut aider à lever les obstacles et faciliter le rapprochement ou la mise à l’écart des diviseurs. Poullori rassure tous ceux qui l’exhortent à ne pas tout révéler : Poullori n’est pas un irresponsable et ceux qui poussent à la division savent que Poullori tait beaucoup de choses, de Dakar à Saint-Louis et d’Europe en Amérique. Poullori et tous les lecteurs attendent toujours la réponse aux questions suivantes (Demba ina jidi dikkaade kono Demba suusa sippireede) :

Enfin, Poullori aimerait bien avoir une réponse à ses questions si tout le monde veut vraiment qu’il y ait débat (prière de répondre aux questions point par point) :

- Qui va mener le combat pour nous en Mauritanie ?

- Pourquoi eux et pas nous ?

- Pourquoi ne pas faire un front uni avec une branche à l’intérieur et une autre à l’extérieur pour ceux qui souhaitent rester ?

- Pourquoi le site trie les messages en censurant Poullori et en publiant les réponses aux messages censurés de Poullori ?

- Quand allez-vous commenter l’article de Poullori sur le camarade-président Samba Thiam ?

- Me funnere peut-il nous dire si avant et après Oumar Moussa Ba des personnalités bien en vue se sont rendues en Mauritanie oui ou non ?

- Si la réponse est non, funnere peut-il demander à la seule section Europe (ça suffira largement) de donner à Poullori l’autorisation de donner des éléments précis et détaillés aux lecteurs ?

- Si la réponse est oui pourquoi Oumar Moussa Ba est sanctionné et pas les autres responsables qui ont commis la même "faute" ?

Si les lecteurs et les points doivent encore être privés de réponses concrètes à des questions concrètes, rien n’interdit de se réfugier dans le silence et de préserver le tympan et les yeux des gens.
PS : Poullori a beaucoup trop de travail et risque même de marquer une pause pour ne pas se faire renvoyer de son travail ou pour rattraper le sommeil en retard. Peut-être que funeere se met-il à la place de Poullori en pensant que comme lui peut-être (qui sait ?) Poullori ne fait rien de ses journées. Poullori a besoin d’acheter du yaourt même si Poullori n’en mange pas (ou boit pas) pour des raisons de santé. Poullori a le plus grand respect et la plus grande considération pour Me Demba Diallo funeere avocat à la cour (vraiment et sans mentir dans la vraie vie, wollay c’est vrai). Poullori sait que Me Demba Diallo funeere avocat à la cour est pris dans le piège de la solidarité de groupe qui le pousse à se sentir obligé de dire ce que d’autres ont peur de dire pour leur propre compte. Poullori pense que Me Demba Diallo commet une faute en se croyant obligé dêtre le gourdin avec lequel d’autres assènent leurs coups. Poullori croyait sincèrement que Me Demba Diallo funeere avocat à al cour avait tiré les enseignements de ses erreurs passées et qu’il s’était assagi avec le temps et les responsabilités. Poullori invite funeere à recouvrer ses esprits et à rester sur le strict terrain des idées pour aider l’organisation. Même dans le pire des cas de figures, Poullori se voit mal être obligé de balancer sur ses camarades y compris sur funeere que Poullori respecte beaucoup. Mais, Poullori n’est maitre de rien.
Quant à ceux qui font un parallèle douteux entre Poullori et Ben Laden, Poullori dit de ne rien exagérer, ce n’est qu’un débat d’idées. On en reparlera quand on en arrivera à l’obligation de sortir l’artillerie lourde. C’est encore la preuve que dans ce mouvement ceux qui réfléchissent et qui raisonnent ne sont pas en odeur de sainteté. Triste réalité. Pardon, réponse aux questions en souffrance en les reprenant une par une. De grâce, yo a yih nelaado, dans l’intérêt du mouvement et des lecteurs.

mercredi 4 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Mamadou Bocar Ba.

«Les FLAM nées en Mauritanie avaient pour vocation de lutter à l’intérieur du pays. L’exil étant dû seulement à la violence de la répression qui a frappé notre mouvement. Nous ne pouvions pas conditionner le retour de notre organisation à l’intérieur par la résolution des problèmes posés à notre pays. Nous sommes des acteurs politiques et non des spectateurs et notre rôle est de combattre avec les forces du progrès pour trouver des solutions rapides aux problèmes posés et hâter le changement.» (Source: ocvidh)

Cette déclaration de Mamadou Bocar Ba (Mamadou Baayel ou Prof pour les intimes), ajoutée à la déclaration de Boubacar Diagana à la veille du Congrès de Cincinnati résume la complexité du dilemme qui ronge les FLAM depuis la chute du dictateur Ould Taya. Doué d’ une capacité d’analyse et d’un sens politique majeurs, Mamadou Bocar Baba a tout de suite compris l’opportunité que le départ de ould Taya ouvrait aux FLAM : porter le combat sur le terrain au plus près des populations dont le mouvement défendait les droits. Mamadou Bocar Ba a payé cher pour savoir s’adapter aux situations.
Cet ingénieur d’application et professeur de Mathématiques (avant de devenir inspecteur de l’enseignement secondaire comme Samba Thiam, Oumar Moussa Ba et feu Seydou Kane) est allé au contact du danger à la faveur de l’arrestation des cadres du mouvement FLAM en 1986. Rentré d’une formation en France, Mamadou Bocar n’écoute que son cœur et anime activement le comité de soutien aux cadres négro-africains après la première vague d’arrestations de 1986. C’était suffisant pour se faire accuser de flamiste (l’insulte suprême à l’époque aux yeux des extrémistes arabes). Prof atterrit alors à Oualata où il séjourne de 1986 à 1989. Malgré la dureté des épreuves et les affres subies, Mamadou Bocar sort de prison convaincu de la justesse de son combat sans verser dans la haine tout en ne concédant rien sur les revendications fondamentales de l’organisation. Prof est de ce point de vue l’exemple type de la tolérance et de l’aptitude à pardonner à condition que le respect soit réciproque.
Plus tard, pour les besoins de la lutte, Mamadou Bocar rejoint Dakar pour renforcer le front à sa sortie de prison. Il se voit confier les finances de l’organisation, poste sensible s'il en est, de 1991 à 1997 date de son départ pour la France. Il fallait voir comment Prof avait réussi à faire de sa demeure un lieu où se rencontraient les mauritaniens exilés partageant souvent le même repas (maudite soit l’ingratitude du ventre !), faisant et défaisant le monde autour du thé. C’est qu’il avait compris qu’être leader et prendre en charge la cause de tout un peuple supposait un minimum de sociabilité et d’accessibilité à l’endroit de ceux dont on prétend défendre les intérêts. C’est en 1998 qu’il hérite des relations extérieures des FLAM jusqu’à son départ fracassant en 2006.
Tous ceux qui l’ont vu à l'œuvre sont unanimes à dire que s'il y a un homme qui a su polir l'image des FLAM au point de les rendre presque sympathiques aux yeux de leurs partenaires les plus réticents de l’opposition à Ould Taya c’est bien Prof Mamadou Bocar Ba ! C’est que l'homme incarne au plus haut point la pondération, la patience, le sens de la diplomatie et la courtoisie au point que c’est à la surprise générale que beaucoup de personnes apprirent son départ  de cette organisation qu’il servit avec abnégation plus de deux décennies. Qu’est-ce qu’il n'a pas avalé comme couleuvres quand, négociant au nom de son organisation au sein de structures multipartites il devait revenir sur un accord juste parce que ses camarades de l’organisation l'avaient déjugé sur des points parfois sans enjeux ! Ni les vexations, ni les humiliations ne l'avaient poussé à renoncer à sa tache. Cette attitude lui avait valu la compréhension et la sympathie de ses compagnons des autres organisations sœurs de même que de gentilles moqueries sur le crédit qu’il fallait accorder à sa signature. Son départ des FLAM fut un énorme choc et une grande perte.
Ombre au tableau : malgré la présence médiatique déterminante qu’il sut donner aux FLAM/Rénovation, il ne put en faire une organisation indépendante et influente. A moins que le choix de rejoindre AJD pour fonder AJD/MR ne réponde à un besoin de rassembler les forces de la famille. Auquel cas, le départ des dissidents de AJD/MR à la suite du coup d’Etat contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi sonnerait comme un échec pour celui qui est devenu un des hommes clefs du parti dirigé par Ibrahima Moctar Sarr, au point d’être le principal négociateur du parti pour parvenir à un accord consacrant l’entrée de l’AJD/MR dans la mouvance présidentielle. Mamadou Bocar qui sait ce que c’est qu’être incompris, aurait pu mettre à profit son expérience pour éviter à AJD/MR ce que les FLAM n'ont pas pu faire avec lui : retenir l’équipe soudée quand des divergences apparaissent et que la tempête gronde. Son retour au FLAM relèverait de la politique fiction. A moins qu’un grand front uni ne voit le jour. Mais ça, c’est une autre affaire. Poullori en prend acte.
(A suivre : Seydina Ousmane Diagana)