vendredi 6 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Seydina Ousmane Diagana.

Ceux qui ont côtoyé ce personnage haut en couleurs ne peuvent qu’être déroutés par plusieurs traits de caractère. Seydina Ousmane Diagana est un fonceur franc et spontané. Au point parfois de faire preuve d’une certaine naïveté ou de maladresses. L'homme n'est pas avare. Quand il s'engage dans quelque chose ce n'est jamais à moitié (So o mo hene tane o mo hene). C'est que Ousmane Diagana est une véritable bête de somme, capable de travailler comme dix buffles. C’est sans doute ce trait de caractère qui explique le travail abattu et qui contribua de façon décisive à médiatiser la cause des FLAM et des négroafricains de Mauritanie. Alors que le mouvement était décimé à l’intérieur de la Mauritanie, c’est au Sénégal (voir Boubacar Diagana) et en Europe que la renaissance fut lancée. L’âge d’or du mouvement correspond à cette période où les équipes de Dakar et d’Europe prenaient le relais des prisonniers de Oualata.
C’est autour de Ousmane Diagana, Cheikh Oumar Ba (Poullori aimerait bien faire une note sur ce grand militant si le temps lui permet inchaallahou), Doudou Bal (chargé des affaires politiques et diplomatiques), El Khassoum Wane (chargé de l’information et de la communication), Tijane Wane, Amadou Touré… que se formera le noyau qui va relancer les FLAM en Europe et en Amérique en créant une section pour cette région (disons section et région pour faire simple). Ousmane Diagana en devint le premier secrétaire général, poste qu’il occupera sans discontinuer jusqu’en 1993 avant de passer le témoin à Oumar Moussa Ba.
Avec le reste de l’équipe, il sillonnait la France et l’Europe pour médiatiser la répression qui s’abattait sur les noirs de Mauritanie. C’est cette équipe  et d’autres (Poullori demande pardon à ceux qui n’ont pas été cités) qui se chargea de la rédaction et de la large diffusion du Livre Blanc, radioscopie d’un apartheid oublié. Le groupe créa aussi le premier bulletin des FLAM, Bilal, remplacé plus tard par Le Flambeau (pour la petite histoire, le nom Bilal aurait été proposé par Mamadou Dem).
Les organes de presse furent littéralement envahis par ces jeunes étudiants qui n’avaient que leurs convictions comme armes de guerre. Peu de gens savent par exemple comment les regrettés Sennen Andriamirado et Jean-Pierre N’Diaye de Jeune Afrique devinrent ardents défenseurs du combat contre le racisme en Mauritanie. Le commando de choc formé par ce groupe n'y est pas pour rien. Ousmane Diagana passait alors sur les antennes des radios internationales (RFI, Radio Nederland…) pour dénoncer avec la passion qu’on lui connaît les crimes perpétrés par le régime dictatorial de Mauritanie.
Son plus haut fait d’armes eut lieu lors d’une session de la Commission des Droits de l’Homme à Genève en 1992. Avec l’entregent de Bâ Oumar Silèye notamment, les FLAM avaient réussi le tour de force de se faire accréditer (probablement en passant par des ONG locales). Ce jour-là, Ousmane Diagana qui avait réussi à se faire enregistrer pour prendre la parole commençait à peine à parler des déplacements de populations en 1989 que la délégation mauritanienne (avec notamment Sydney Sokhna) réussissait à lui faire couper le micro par le président de séance, un syrien. Le résultat, imprévisible, fut un désastre pour…la délégation officielle mauritanienne et du pain béni pour la délégation des FLAM composée de Ousmane Diagana, Ibrahima Abou Sall (Poullori présentera une note sur ce militant inébranlable), Mamadou Barry (Secrétaire Général FLAM Amérique du Nord). Les protestations élevées par les ambassadeurs, du Sénégal et de la France principalement, provoquèrent un véritable scandale qui fit une publicité inespérée pour les FLAM et la cause. La Télévision Suisse Romande et d’autres chaines européennes s’emparèrent de l’affaire. Le lendemain, le président de séance était obligé de présenter ses excuses à la délégation des FLAM. Le pari était réussi.
Cet activisme mis avec celui de Diallo Mamadou, Ciré Ba, Cherif Ba et Boubacar Diagana depuis Dakar a contribué de façon décisive à fausser les calculs du régime de Ould Taya qui tenait à réduire la question de la Cohabitation entre les communautés en Mauritanie à une simple lutte communautaire pour le pouvoir. De plus, la place occupée par Ousmane Diagana et Boubacar Diagana apportait une touche qui brisait le procès que la propagande officielle faisait aux FLAM en les présentant comme une organisation appartenant à une seule entité mauritanienne.
Ousmane estimait-il en avoir fait beaucoup ? Voulait-il s’effacer devant d’autres ? En cédant le secrétariat général à Oumar Moussa Ba en 1993, Ousmane Diagana quitte le devant de la scène pour redevenir un militant de base pendant de longues années avant de reprendre du service comme secrétaire aux relations extérieures de la section. Ces dernières années, Seydina Ousmane Diagana a été vu promenant sa silhouette de rugbyman dans les conférences dont il est un habitué. Ses prises de parole y sont souvent un moment fort pour le public et les conférenciers (même s’il lui arrive de se perdre dans de longues digressions); comme ce jour où il brandit un Coran en pleine conférence pour détruire une idée qui lui paraissait contrevenir aux prescriptions religieuses dont il est par ailleurs fin connaisseur.
Quand Ousmane prend fait et cause pour quelqu’un ou quelque cause, sa devise c’est «agissons d’abord, réfléchissons après». Ce qui peut le pousser parfois à agir dans la précipitation. Son pragmatisme et sa détermination font qu'il vaut mieux l’avoir avoir soi que contre soi. Sa loyauté lui joue souvent des tours : il fallait le voir défendre becs et ongles et sans réserve Ibrahima Moctar Sarr dans l'accusation de corruption qui lui fut portée il y a quelques temps ! Ousmane Diagana ne voulait à aucun moment envisager ne serait-ce que la possibilité de quelque chose qui pourrait ressembler de près ou de loin à ce qui était reproché à Sarr. Dans le même ordre d'idées, Ousmane Diagana a été entendu défendant mordicus la non condamnation du coup d'Etat contre Ould Cheikh Abdallahi alors que ceux qui connaissent le démocrate sincère qu’il est savaient bien qu'il devait en souffrir en son for intérieur. Il faut dire que Ousmane Diagana est membre du bureau national de l’AJD/MR et fut porte-parole du candidat Sarr à la dernière élection présidentielle en Mauritanie.
Ousmane est un homme entier qui ne mâche pas ses mots et s’exprime sans détours quand il a une chose à défendre, comme il le fit au congrès de Cincinnati avant de s’effondrer en larmes par la suite comme beaucoup d’autres après l’émouvante intervention de Me Diallo Mamoudou. Ousmane Diagana qui garde de solides amitiés et de bonnes relations avec ses anciens amis des FLAM serait d’un grand secours à la lutte contre le racisme et pour la bonne et juste cohabitation des nationalités en Mauritanie s’il y était associé dans le cadre d’un large front.

A suivre, si Poullori continue : Ibiraahiima Abu Sal

Ce qui fait courir Poullori.


Poullori va publier dans quelques instants la quatrième et dernière note de la première série des hommes qui peuvent compter. Comme promis, elle portera sur Seydina Ousmane Diagana, premier secrétaire général de l’histoire de FLAM/Europe. Poullori marquera ensuite une pause pour réfléchir sur la nécessité de poursuivre ou non. Poullori est en effet très touché par les nombreux encouragements qu’il reçoit mais il est aussi très affecté par la compréhension que certains ont du travail de Poullori. Poullori est très surpris par la tournure que certains veulent donner aux objectifs qu’il s’est fixés. Poullori regrette que certains confondent un courant au reste du mouvement. C’est justement ce qu’essaie de combattre Poullori. Parce que ngesaba ko rendaaba : cette cause appartient à toute une communauté, c’est un bien commun que quelques uns ne doivent pas garder pour eux seuls en excluant les autres ; si vraiment ils sont sincères (et Poullori pense profondément et intimement qu’ils sont sincères) ils doivent associer tous les autres même si tous n’ont pas la même façon de voir les choses. Les FLAM sont nées de la fusion de plusieurs courants et mouvements. Nous avons comme l’impression qu’aujourd’hui tous les autres ont été liquidés à l’exception d’un seul courant. Ce n’est pas juste, car le patrimoine est commun et nombreux sont ceux qui ont contribué à le constituer, qui souhaiteraient encore donner, mais qui ne le peuvent pas parce que tout est verrouillée. Il faut arrêter cette tendance à soupçonner et à accuser tout le monde des plus graves accusations uniquement parce que les analyses divergent.
Ce congrès des FLAM se présente dans un contexte bien particulier :
- Le régime prépare un nouveau recensement qui risque d’amoindrir davantage la position des noirs en Mauritanie
- La question de la confiscation des terres est entrain de s’aggraver avec des centaines de milliers d’hectares livrés à la voracité de quelques investisseurs étrangers.
- La contestation gagne le reste du monde, surtout le monde arabe et les mauritaniens peuvent s’entendre sur un minimum pour relancer la question de la cohabitation sur des bases plus justes et égalitaires.
- Les étudiants sont entrain de nous rejouer les pires moments de l’histoire de la cohabitation en Mauritanie avec encore des vexations subies par les étudiants noirs.
- Les haratines sont entrain de mener leur combat avec les moyens du bord et chaque jour qui passe, ils enfoncent un coin de l’armature de la domination en Mauritanie.

Pendant ce temps que font les combattants contre les discriminations en Mauritanie ? Certains ne trouvent rien de mieux que de prolonger les querelles de chapelles et d’égo. A quoi sert-il de régner si on doit régner sur des ruines ?
Il y a bien une coalition des partis de la majorité présidentielle, une coalition de l’opposition démocratique, mais nom de Dieu qu’est-ce qui empêche la naissance d’un front uni contre les discriminations et pour une cohabitation juste en Mauritanie ? Pourquoi AJD/MR, FLAM, PLEJ, les formations progressistes, les organisations haratines qui se battent pour arracher leur liberté et les Justes parmi le groupe des arabes ne peuvent-ils pas s’entendre pour proposer aux mauritaniens une alternative à la logique de domination qui mine notre existence depuis tant de décennies ?
Poullori ne milite que pour ça. Et si Poullori a commencé par des hommes qui de toute évidence n’occuperont aucune fonction à l’issue du prochain congrès des FLAM, c’est juste pour mieux " vendre " cette idée de large coalition. Que ceux qui pensent que Poullori sera le gourdin par lequel des comptes seront réglés se détrompent : ils en seront pour leurs frais car Poullori est convaincu que les FLAM sont une structure d’utilité publique à condition de ne pas être l’otage de quelques uns. Quant à ceux qui retardent la lutte et rendent impossible cette unité, Poullori situera les responsabilités sans attenter à la vie privée ni révéler des choses compromettantes pour le mouvement. Il s’agit d’un panorama critique. Ni plus ni moins. Et Poullori publiera (à condition que Poullori choisisse de continuer bien sûr), des notes sur des hommes (et une femme) de grande qualité (malgré leurs défauts, hay mo yida wojere no andi noppi mum ko jutde) comme Ibrahima Sall, Cheikh Oumar Ba, Ibrahima Mifo Sow, Thiongane Abdoulaye, Abda Wone, Habsa Banor Sall, Kaw Touré…
L’équipe qui conduira les affaires du mouvement à la sortie du congrès devra avoir cette lourde charge douvrir des discussions pour élargir le front. Il faut que la saignée du mouvement s’arrête. Sinon il va mourir à petit feu ou alors il n’y restera que quelques militants certes très motivés et très déterminés, mais peu nombreux pour faire basculer les choses. Peut-on compromettre toute une cause juste pour satisfaire son égo ? Comment peut-on manquer de dépassement à ce point ? Le royaume chérifien a trouvé le moyen d’avoir  la RASD à l’usure et sa stratégie est sur le point de porter ses fruits. Israël n’a presque plus rien à faire tant les mouvements arabes sont entrain de s’entredéchirer. Quand le régime d’apartheid voulut ouvrir des négociations avec l’ANC, le parti national poussa Pieter Willem Botha vers la sortie parce qu’il le savait mal placé pour amorcer cette transition. Les FLAM doivent enfin accepter que la donne a changé en Mauritanie et que le logiciel doit être remis à jour. Génération nouvelle mentalité nouvelle. Situation nouvelle, réalités nouvelles, comme dirait Baaba Maal.

jeudi 5 mai 2011

Le débat est vraiment impossible.

Poullori constate à son grand regret que le débat n’est pas possible avec un certain courant des FLAM. C’est vraiment triste ! Chaque fois que ce courant a eu des difficultés avec quelqu’un, il lui sort toujours la ritournelle de trahison, de vendu, de corrompu… Les lecteurs sont tous témoins de la façon dont des hommes qui ont tant donné à la cause sont salis sans ménagement par leurs anciens camarades de lutte. Mais Poullori sait que malgré les fanfaronnades et les biibaali caggal bawdi, ceux qui profèrent ces insultes ne pensent pas un traitre mot de ce qu’ils disent et ne disposent pas du moindre début de commencement de ce qui pourrait de près de loin ressembler à l’ombre dune preuve. Mamadou Bocar Ba, Oumar Moussa Ba… comploteurs et traitres envers les FLAM ? Eskey !!! En dépit de sa bonne foi, Poullori ne peut poursuivre ce dialogue de sourd où jamais les réponses ne sont apportées aux questions posées. Où, au lieu de rassembler les forces certains éructent la bave à la bouche, l’insulte aux lèvres salissant des individus qui ont fait en quelques années ce queux ne pourraient apporter en dix vies. Poullori a fait le pari de ne publier que ce qui peut aider à lever les obstacles et faciliter le rapprochement ou la mise à l’écart des diviseurs. Poullori rassure tous ceux qui l’exhortent à ne pas tout révéler : Poullori n’est pas un irresponsable et ceux qui poussent à la division savent que Poullori tait beaucoup de choses, de Dakar à Saint-Louis et d’Europe en Amérique. Poullori et tous les lecteurs attendent toujours la réponse aux questions suivantes (Demba ina jidi dikkaade kono Demba suusa sippireede) :

Enfin, Poullori aimerait bien avoir une réponse à ses questions si tout le monde veut vraiment qu’il y ait débat (prière de répondre aux questions point par point) :

- Qui va mener le combat pour nous en Mauritanie ?

- Pourquoi eux et pas nous ?

- Pourquoi ne pas faire un front uni avec une branche à l’intérieur et une autre à l’extérieur pour ceux qui souhaitent rester ?

- Pourquoi le site trie les messages en censurant Poullori et en publiant les réponses aux messages censurés de Poullori ?

- Quand allez-vous commenter l’article de Poullori sur le camarade-président Samba Thiam ?

- Me funnere peut-il nous dire si avant et après Oumar Moussa Ba des personnalités bien en vue se sont rendues en Mauritanie oui ou non ?

- Si la réponse est non, funnere peut-il demander à la seule section Europe (ça suffira largement) de donner à Poullori l’autorisation de donner des éléments précis et détaillés aux lecteurs ?

- Si la réponse est oui pourquoi Oumar Moussa Ba est sanctionné et pas les autres responsables qui ont commis la même "faute" ?

Si les lecteurs et les points doivent encore être privés de réponses concrètes à des questions concrètes, rien n’interdit de se réfugier dans le silence et de préserver le tympan et les yeux des gens.
PS : Poullori a beaucoup trop de travail et risque même de marquer une pause pour ne pas se faire renvoyer de son travail ou pour rattraper le sommeil en retard. Peut-être que funeere se met-il à la place de Poullori en pensant que comme lui peut-être (qui sait ?) Poullori ne fait rien de ses journées. Poullori a besoin d’acheter du yaourt même si Poullori n’en mange pas (ou boit pas) pour des raisons de santé. Poullori a le plus grand respect et la plus grande considération pour Me Demba Diallo funeere avocat à la cour (vraiment et sans mentir dans la vraie vie, wollay c’est vrai). Poullori sait que Me Demba Diallo funeere avocat à la cour est pris dans le piège de la solidarité de groupe qui le pousse à se sentir obligé de dire ce que d’autres ont peur de dire pour leur propre compte. Poullori pense que Me Demba Diallo commet une faute en se croyant obligé dêtre le gourdin avec lequel d’autres assènent leurs coups. Poullori croyait sincèrement que Me Demba Diallo funeere avocat à al cour avait tiré les enseignements de ses erreurs passées et qu’il s’était assagi avec le temps et les responsabilités. Poullori invite funeere à recouvrer ses esprits et à rester sur le strict terrain des idées pour aider l’organisation. Même dans le pire des cas de figures, Poullori se voit mal être obligé de balancer sur ses camarades y compris sur funeere que Poullori respecte beaucoup. Mais, Poullori n’est maitre de rien.
Quant à ceux qui font un parallèle douteux entre Poullori et Ben Laden, Poullori dit de ne rien exagérer, ce n’est qu’un débat d’idées. On en reparlera quand on en arrivera à l’obligation de sortir l’artillerie lourde. C’est encore la preuve que dans ce mouvement ceux qui réfléchissent et qui raisonnent ne sont pas en odeur de sainteté. Triste réalité. Pardon, réponse aux questions en souffrance en les reprenant une par une. De grâce, yo a yih nelaado, dans l’intérêt du mouvement et des lecteurs.

mercredi 4 mai 2011

FLAM, les hommes qui peuvent compter: Mamadou Bocar Ba.

«Les FLAM nées en Mauritanie avaient pour vocation de lutter à l’intérieur du pays. L’exil étant dû seulement à la violence de la répression qui a frappé notre mouvement. Nous ne pouvions pas conditionner le retour de notre organisation à l’intérieur par la résolution des problèmes posés à notre pays. Nous sommes des acteurs politiques et non des spectateurs et notre rôle est de combattre avec les forces du progrès pour trouver des solutions rapides aux problèmes posés et hâter le changement.» (Source: ocvidh)

Cette déclaration de Mamadou Bocar Ba (Mamadou Baayel ou Prof pour les intimes), ajoutée à la déclaration de Boubacar Diagana à la veille du Congrès de Cincinnati résume la complexité du dilemme qui ronge les FLAM depuis la chute du dictateur Ould Taya. Doué d’ une capacité d’analyse et d’un sens politique majeurs, Mamadou Bocar Baba a tout de suite compris l’opportunité que le départ de ould Taya ouvrait aux FLAM : porter le combat sur le terrain au plus près des populations dont le mouvement défendait les droits. Mamadou Bocar Ba a payé cher pour savoir s’adapter aux situations.
Cet ingénieur d’application et professeur de Mathématiques (avant de devenir inspecteur de l’enseignement secondaire comme Samba Thiam, Oumar Moussa Ba et feu Seydou Kane) est allé au contact du danger à la faveur de l’arrestation des cadres du mouvement FLAM en 1986. Rentré d’une formation en France, Mamadou Bocar n’écoute que son cœur et anime activement le comité de soutien aux cadres négro-africains après la première vague d’arrestations de 1986. C’était suffisant pour se faire accuser de flamiste (l’insulte suprême à l’époque aux yeux des extrémistes arabes). Prof atterrit alors à Oualata où il séjourne de 1986 à 1989. Malgré la dureté des épreuves et les affres subies, Mamadou Bocar sort de prison convaincu de la justesse de son combat sans verser dans la haine tout en ne concédant rien sur les revendications fondamentales de l’organisation. Prof est de ce point de vue l’exemple type de la tolérance et de l’aptitude à pardonner à condition que le respect soit réciproque.
Plus tard, pour les besoins de la lutte, Mamadou Bocar rejoint Dakar pour renforcer le front à sa sortie de prison. Il se voit confier les finances de l’organisation, poste sensible s'il en est, de 1991 à 1997 date de son départ pour la France. Il fallait voir comment Prof avait réussi à faire de sa demeure un lieu où se rencontraient les mauritaniens exilés partageant souvent le même repas (maudite soit l’ingratitude du ventre !), faisant et défaisant le monde autour du thé. C’est qu’il avait compris qu’être leader et prendre en charge la cause de tout un peuple supposait un minimum de sociabilité et d’accessibilité à l’endroit de ceux dont on prétend défendre les intérêts. C’est en 1998 qu’il hérite des relations extérieures des FLAM jusqu’à son départ fracassant en 2006.
Tous ceux qui l’ont vu à l'œuvre sont unanimes à dire que s'il y a un homme qui a su polir l'image des FLAM au point de les rendre presque sympathiques aux yeux de leurs partenaires les plus réticents de l’opposition à Ould Taya c’est bien Prof Mamadou Bocar Ba ! C’est que l'homme incarne au plus haut point la pondération, la patience, le sens de la diplomatie et la courtoisie au point que c’est à la surprise générale que beaucoup de personnes apprirent son départ  de cette organisation qu’il servit avec abnégation plus de deux décennies. Qu’est-ce qu’il n'a pas avalé comme couleuvres quand, négociant au nom de son organisation au sein de structures multipartites il devait revenir sur un accord juste parce que ses camarades de l’organisation l'avaient déjugé sur des points parfois sans enjeux ! Ni les vexations, ni les humiliations ne l'avaient poussé à renoncer à sa tache. Cette attitude lui avait valu la compréhension et la sympathie de ses compagnons des autres organisations sœurs de même que de gentilles moqueries sur le crédit qu’il fallait accorder à sa signature. Son départ des FLAM fut un énorme choc et une grande perte.
Ombre au tableau : malgré la présence médiatique déterminante qu’il sut donner aux FLAM/Rénovation, il ne put en faire une organisation indépendante et influente. A moins que le choix de rejoindre AJD pour fonder AJD/MR ne réponde à un besoin de rassembler les forces de la famille. Auquel cas, le départ des dissidents de AJD/MR à la suite du coup d’Etat contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi sonnerait comme un échec pour celui qui est devenu un des hommes clefs du parti dirigé par Ibrahima Moctar Sarr, au point d’être le principal négociateur du parti pour parvenir à un accord consacrant l’entrée de l’AJD/MR dans la mouvance présidentielle. Mamadou Bocar qui sait ce que c’est qu’être incompris, aurait pu mettre à profit son expérience pour éviter à AJD/MR ce que les FLAM n'ont pas pu faire avec lui : retenir l’équipe soudée quand des divergences apparaissent et que la tempête gronde. Son retour au FLAM relèverait de la politique fiction. A moins qu’un grand front uni ne voit le jour. Mais ça, c’est une autre affaire. Poullori en prend acte.
(A suivre : Seydina Ousmane Diagana)

De nouvelles précisions de Poullori avant la fiche sur Mamadou Bocar Ba

Poullori dit merci à tous ses soutiens qui écrivent en privé et en public. Il remercie aussi les autres. Tous peuvent envoyer leurs messages à Poullori pour corriger ou compléter. L’anonymat sera préservé. Mais avec toute la bonne volonté du monde, Poullora ne pourra pas continuer à échanger avec des individus qui fuient le débat et refusent de répondre à l’essentiel.
***

Funeere Me avocat à la cour a parfaitement raison concernant l’appartenance de Boubacar Diagana à la majorité présidentielle. Mais concernant le choix de militer dans des cadres légaux en Mauritanie ou résider à l étranger, ça ramène des questions que Poullori a soulevées et qui n’ont toujours pas de réponse : quelle stratégie adopter ? Qui va faire en sorte que les conditions à l’intérieur soient réunies pour favoriser le retour des FLAM ? Qu’est-ce qu’on fait en attendant ? Poullori considère que le positionnement politique des uns et des autres depuis la chute de Ould Taya reste très discutable ; on peut y défendre valablement tout et son contraire. Rien n’est tranché sur cette question.
Concernant l’attitude de Boubacar Diagana à Cincinnati (funeere n’y était pas contrairement à Poullori) Poullori confirme que funeere a raison (peut-être après avoir visionné les images tournées par Ibrahima Sall pendant les trois jours). Boubacar Diagana n’a pas eu une attitude exemplaire en effet même si Poullori n’a pas entendu Boubacar prononcer les propos que funeere lui prête (il faut rester honnête et objectif). Si Poullori n’a pas parlé de ce passage, c’est d’une part pour faire court et de l’autre ressortir ce qui peut aider à recoller les morceaux. Mais comme funeere souhaite que Poullori parle de tout (funeere a peut être raison sur ce sujet aussi) Poullori en prend acte (attention : contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, prendre acte n’a pas été inventé par un parti politique après le coup d’Etat de Ould Abdel Aziz contre Sidi Ould Cheik Abdallahi. Poullori vous demande de prendre acte de ça). Poullori va donc tenir compte de la remarque de funeere avocat à la cour Me Demba Diallo. La liste sera longue, le travail aussi par voie de conséquence : Mamadou Bocar, Ousmane Diagana, Ibrahima Sall, Kaw Touré, Hapsa Banor, Abda Wane, Ibrahima Mifo, Abdoulaye Thiongane, Cheikh Oumar Ba, Babayel Diallo…Quand le tour de funeere viendra, il pourra se défendre et apporter plus de détails à ce que Poullori écrira sur lui. Funeere doit savoir que Poullori est très heureux d’entendre son funeere dire qu’il est pour la livraison des détails. Poullori pourra donc en donner librement quand viendra le tour de funeeri. Poullori salue d’avance cet esprit sportif. Poullori demande juste une faveur à funeere : il vaut mieux éviter les allusions sur la vie privée des gens. Non ! Poullori n’est jamais allé sur ce terrain et Poullori demande à funeere d’assumer ses actes sans les faire porter à Poullori. Laissons la vie privée hors de ça parce que funeere est loin d’imaginer jusqu’où ça peut conduire.
Enfin, Poullori aimerait bien avoir une réponse à ses questions si tout le monde veut vraiment qu’il y ait débat (prière de répondre aux questions point par point) :
-         Qui va mener le combat pour nous en Mauritanie ?
-         Pourquoi eux et pas nous ?
-         Pourquoi ne pas faire un front uni avec une branche à l’intérieur et une autre à l’extérieur pour ceux qui souhaitent rester ?
-         Pourquoi le site trie les messages en censurant Poullori et en publiant les réponses aux messages censurés de Poullori ?
-         Quand allez-vous commenter l’article de Poullori sur le camarade-président Samba Thiam ?
-         Me funnere peut-il nous dire si avant et après Oumar Moussa Ba des personnalités bien en vue se sont rendues en Mauritanie oui ou non ?
-         Si la réponse est non, funnere peut-il demander à la seule section Europe (ça suffira largement) de donner à Poullori l’autorisation de donner des éléments précis et détaillés aux lecteurs ?
-         Si la réponse est oui pourquoi Oumar Moussa Ba est sanctionné et pas les autres responsables qui ont commis la même "faute" ?

Si les lecteurs et les points doivent encore être privés de réponses concrètes à des questions concrètes, rien n’interdit de se réfugier dans le silence et de préserver le tympan et les yeux des gens.

mardi 3 mai 2011

Poullori répond à quelques commentaires avant de poursuivre son travail!

Il y avait au Mali un excellent avocat qui défendait dignement le combat pour la démocratie et la liberté. Comme Poullori et son Funnere (Bisimillah) cet avocat était Pullo. Yette Dia est pullo ; yette Ba est pullo, yette soh est pullo, yette Diallo est pullo ainsi de suite. Et comme le funnere de Poullori est pullo et bon avocat il peut aussi être le tokora de cet avocat ; Funnere ne verra certainement pas d’inconvénient que Poullori le confonde avec cet avocat malien Me Demba Diallo. De plus, cest plus correct pour un funnere que d’être confondu avec un autre Demba célèbre, à savoir Kaw Dembayal. En effet, dans les contes et légendes peuls, Kaw Demba Boukki l’hyène symbolise la maladresse et la niaiserie. Il croit toujours avoir trouvé la réponse aux questions et la solution aux problèmes mais finit presque toujours par se faire avoir (sauf à de rares exceptions surtout quand il s’agit de manger). Poullori va donc préférer Me Demba Diallo à Kaw Dembayal.
Parce que Poullori est très heureux que son funnere enrichisse le débat et apporte des précisons utiles. C’est bien pour tout le monde tant que les choses se déroulent dans le respect d’autrui et de son opinion. Seulement Poullori regrette deux choses :
Primo : son homonyme lui répond sur un site qui contrairement à toutes les prétentions censure ses articles. A quoi bon décider de tenir ses lecteurs dans l’ignorance de ce qu’écrit Poullori et se donner autant de mal à proposer aux mêmes lecteurs les réactions aux écrits dont on les a jugés indignes ?
Deuxio : on accuse Poullori de défendre certains hommes de façon élogieuse et on ne réagit pas à l’article que Poullori a consacré à Samba Thiam.
D’autre part, Poullori va essayer de réagir à certaines critiques, souvent justifiées du reste, sans garantie d’être publié ailleurs que sur son blog ; mais bon, ce n’est pas chose nouvelle et ça ne dérange pas Poullori plus que ça.
Poullori confirme et assume le choix de la présentation élogieuse d'hommes qui le valent bien: Samba Thiam (qui curieusement semble avoir été oublié par certains, mais passons), Oumar Moussa Ba, Boubacar Diagana et d'autres à suivre.
La suite sera plus corsée inchaallahou. Les mérites seront rappelés comme chaque fois avec Poullori mais les difficultés semées et qui continuent de pousser seront aussi évoquées sans complaisance et les responsabilités situées.
Poullori voudrait savoir : Me funnere peut-il nous dire si avant et après Oumar Moussa Ba des personnalités bien en vue se sont rendues en Mauritanie oui ou non ? Si la réponse est non, funnere peut-il demander à la seule section Europe (ça suffira largement) de l’autoriser à donner des éléments précis et détaillés aux lecteurs ? Si la réponse est oui pourquoi Oumar Moussa Ba est sanctionné et pas les autres responsables qui ont commis la même "faute" ? Andi fof, haali fof, bonni fof (sait tout, dit tout, gâche tout).
Pour pouvoir se concentrer sur les problèmes cruciaux et fondamentaux auxquels les noirs de Mauritanie sont confrontés, Poullori pense qu’il vaut mieux rassembler les forces, rendre hommage à ceux qui le méritent, inviter les autres à se concentrer sur l’essentiel et s’attaquer au gros de l’ouvrage. Aucune compétence, aucune force, aucun individu qui le souhaite ne doit être écarté. Ce n’est pas le problème de quelques individus qui s’arrogeraient le droit d’exclure ceux qui ne sont pas de leur avis. C’est le problème de toute une communauté et des hommes ont donné leurs biens, leur sang et leur sueur pour cette cause. Pas question de laisser cet héritage à la fantaisie de quelques uns.
Poullori donnera à la fin de ce panorama, sa conception toute subjective de la stratégie à laquelle réfléchir et les points à traiter sans tarder. Les FLAMs doivent être soutenues et renforcées et Poullori prend l’engagement de donner sa part pleinement et en toute bonne foi. Patience inchaallahou taala.
Poullori évitera, tant qu’on ne l’y contraindra pas, de sortir du cadre qu’il s’est fixé : le débat sur les idées, les stratégies et les attitudes directement en relation avec la marche et les intérêts de la cause. Mais Poullori a déjà averti : il laisse le choix à ses contradicteurs potentiels. Si ce sont les coups sous la ceinture qu’ils choisissent, Poullori acceptera leurs conditions. Il ne demandera pas le cessez-le-feu.
Certains perdent leurs ressources pour débusquer Poullori comme si Poullori se cachait ! Poullori a choisi de s’effacer devant les idées et l’essentiel pour éviter que les choses tournent à la querelle de personnes. Mais Poullori prend un engagement : si tout le front s’unissait il considérerait que sa mission est arrivée à son terme. Poullori montrerait alors publiquement ses coordonnées et sa photo pour ceux qui le souhaitent (o mo boni nbaadi none= il n’est pas du tout beau) : so o huttete (s’il doit être dépecé), so o fellete (s’il doit être fusillé), so o judete (s’il doit être grillé), so o sahete (s’il doit être roti), so o muudete (s’il doit être avalé, comme de la poudre)… on verra bien. Ne dites surtout pas à Poullori que l’unité est impossible : nous ne sommes pas la ligue arabe et même Fatah et Hamas se sont enfin entendus ! Inutile donc de salir des innocents.
A funnere Me Demba Diallo avocat à la cour : Poullori n’est pas B. mais Poullori sait à qui pense Me Demba Diallo. Funnere pense à cette personne parce que dans la vraie vie en effet ils sont presque des funeebe. Poullori prévient : il se fera le devoir de répondre coup pour coup à la place de ceux qui seront impliqués à tort dans cette histoire par sa faute. Le monde est pris à témoin et devra se préparer à lire des choses pas très propres et toutes prouvées. Andi fof, haali fof, bonni fof. So ina bona tan yo bone gootol.


lundi 2 mai 2011

FLAM: les hommes qui peuvent compter: Boubacar DIAGANA.

«L’évènement politique que constitue la chute du dictateur [Ould Taya] pèsera sur ses [congrès de Cincinnati] travaux. Les priorités du mouvement [FLAM] seront celles que ses instances auront définies. Mais il me semble que l'on ne peut pas ne pas poser la question de son futur, en particulier pour dire si celui-ci se fera en Mauritanie ou non et à quelle échéance.» (source : gros plan avomm)
Boubacar Diagana se doutait-il que le poids de l’événement politique dont il parlait en ces termes pèserait jusqu’à consacrer la saignée que constitua le départ des rénovateurs en 2005 ? Il y a là juste un aperçu de la perspicacité et de la justesse de l’analyse de cet intellectuel confirmé et ardent défenseur de la justice et de l'égalité en Mauritanie.
Natif de Kaédi dans une grande famille de savants musulmans, Boubacar Diagana est un de ces hommes dont la discrétion et l'effacement contrastent avec la très haute densité et la qualité de la réflexion. Non seulement l'homme impressionne par son grand savoir coranique et islamique mais il est aussi fin stratège et grand meneur d'hommes. Boubacar Diagana est de ce point de vue l’un des acteurs qui synthétisent le mieux la solidité théorique nécessaire à l’action d’envergure et le contact du terrain qu’il tient sans doute de sa formation de géographe et qui est indispensable au combat politique.
Après avoir contribué à l’animation du MEEN, Boubacar Diagana fut l’un des principaux animateurs de l’équipe qui hérita de la lourde tache de redynamiser et de tenir le mouvement hors de l’eau après les vagues d’arrestations qui ont décapité les FLAMs. C’est ainsi que tout en poursuivant ses études de troisième cycle en Géographie à l’université de Dakar, Boubacar Diagana remplira la charge de secrétaire général du mouvement. Il s’attela à réorganiser le mouvement en sillonnant lui-même les camps de réfugiés à la tête d'une délégation du mouvement. Cheville ouvrière du bureau collégial qui pilota le mouvement durant cette période décisive, Boubacar Diagana (Mpakari pour les intimes) impulsa aux FLAMs une dynamique salutaire, avec une équipe exceptionnelle composée notamment de Chérif Ba (deuxième coordinateur) et Ciré Ba (premier coordinateur et porte-parole). Sa chambre de la résidence universitaire de Dakar était le passage obligé pour le Gotha de la lutte radicale contre le régime de Ould Taya. Qui pouvait s’imaginer que dans cette chambre exigüe se négociaient les décisions les plus cruciales de la vie du mouvement ? Ou encore que les archives les plus sensibles de l’organisation se trouvaient dans cette minuscule chambre d’étudiant ? Aucun témoin de cette équipée ne remettrait objectivement en cause l’exemplarité de la conduite de Boubacar Diagana et de l’ensemble du trio de Dakar. Peu friand des sunlights, des micros et des caméras, Boubacar s’effacera petit-à-petit avec l’arrivée des Samba Thiam et autres Mamadou Bocar Ba aux débuts des années 90s pour devenir un simple militant de base. Avec la désignation de Cheikh Oumar Ba comme Secrétaire Général de la section Europe, Boubacar Diagana refait surface comme secrétaire général adjoint ; poste qu’il continuera d’occuper lorsque Amadou Birane Bal succéda à Cheikh Oumar. Il continuera son militantisme en animant des conférences et en rédigeant des articles qui aident à mieux faire connaître la cause pour laquelle il s’est engagé. L’élégance, la rigueur, le professionnalisme et l’engagement de Boubacar lui vaudront le respect des militants du mouvement. Le congrès de Cincinnati (ce fameux Congrès de 2005) scella définitivement le divorce entre Boubacar et les FLAMs en même temps que ses autres compagnons rénovateurs. Ne disait-il pas que le congrès de Cincinnati se jouerait autour de la question du futur du mouvement et de la question du retour ?
Cependant, ce qui peut être une qualité un temps, peut devenir un handicap dans certaines circonstances. Dans un monde partiellement gouverné par l'image et la visibilité, cultiver la discrétion et l’effacement peut porter préjudice à l’action. De plus, le refus des positionnements tacticiens est difficilement conciliable avec l’action politique. Enfin, Boubacar Diagana est décrit comme quelqu’un de distant et de peu accessible alors que ceux qui l’ont côtoyé de près le disent très serviable, ouvert, disponible et de bonne compagnie. Il pourrait faire un excellent président des FLAMs à la condition de rejoindre la maison-mère et de considérer comme indissociables l’être et le paraître en politique. Pour Boubacar au moins et pour paraphraser F. Mitterrand dont il serait grand admirateur, l’oppression n'a pas réduit les ambitions. Si seulement les FLAMs pouvaient aller le chercher pour faire la paix et reconstruire sur de nouvelles bases!